Abassi Madani rompt le silence et encense Chadli et Betchine…
A la lumière de la controverse politique et médiatique créée par le général à la retraite et ex-ministre de la Défense, Khaled Nezzar, sur l’arrêt du processus électoral et la démission du président Chadli Bendjedid, le 11 janvier 1992, et ses répercussions ultérieures, l’ex-président du Fis (dissous), cheikh Abassi Madani est sorti de son silence pour donner sa version des faits.
Tout d’abord, le général Liamine Zeroual, dès qu’il a pris le ministère de la Défense a voulu dialoguer avec la direction du Fis, en prison à Blida, dans le but de consultations et négociations afin de sortir le pays de la crise.
Madani a dit que cette rencontre a été caractérisée par une franchise totale et a souligné que le ministre leur a demandé de dénoncer la violence mais le dialogue a été rompu, parce qu’ils ont demandé à sortir avant et revenir ensuite en prison.
Puis Abassi Madani a invité Liamine Zeroual, dans un message, à reprendre le dialogue qui a été suspendu pour parvenir à une solution commune de sortie de crise.
En conséquence, les parties ont repris les négociations à nouveau en présence du général Mohamed Betchine, ce dernier est le premier à avoir cherché à réunir la direction du Fis et Chadli Bendjedid.
En outre, Madani a révélé qu’il a refusé sa libération de la prison militaire de Blida contre une déclaration de condamnation de la violence.