Abdelaziz Rahabi: « Je suis contre le code de l’information et il faut renforcer la presse que de la museler »
De nombreux spécialistes en matière d'Information se sont étonnés de l’élaboration d’un avant-projet de loi organique sur l’Information avant la révision de la Constitution selon les consultations politiques qu’a conduites Abdelkader Bensalah, dont la loi organique est une émanation de la Constitution.
Abdelaziz Rahabi a dit que l’ État n’a pas assuré ses responsabilités quant au droit à l’information, dont il (l’ État) bafoue la loi en bloquant tout accès à la source d’information.
En ce qui concerne l’avant-projet du code de l’information, l’ancien ministre de la Communication a dit qu’il est destiné à la presse privée.
« Si on veille à établir la relation entre le journaliste et l’ État, le journaliste et le lecteur dans un code, ceci nécessitera donc d’élaborer pour chaque métier un code allant de l’ingénieur jusqu’à l’avocat ainsi qu’au footballeur. L’élaboration de statuts particuliers pour chaque métier prouve l’échec des institutions de l’ État et l’impuissance de la justice », a déclaré à Echorouk, Abdelaziz Rahabi.
Il a ajouté que le dialogue ne servira à rien au moment où les chaînes satellitaires ont envahi les maisons et contribuent à orienter la communauté arabe.
Au lieu de tenir un dialogue sur le renforcement de l’information à l’intérieur et à l’extérieur du pays, l’ État se contente d’établir l’information et de faire peur aux journalistes, a-t-il estimé.
Pour Brahim Brahimi, directeur de l’ École supérieure du journalisme, changer la peine de prison par une lourde amende fera que le journaliste se contrôlera lui-même et sera contrôlé par le rédacteur en chef.