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Adly Mansour, l'homme de l'après-Morsi

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La destitution par l’armée du président égyptien Mohamed Morsi, mercredi, a propulsé Adly Mansour, le nouveau président du Conseil constitutionnel, sous les projecteurs. Le magistrat doit prêter serment en tant que président par intérim ce jeudi.

“Je jure, par Dieu tout puissant, de préserver le régime républicain, de veiller aux intérêts du peuple dans son intégralité”. Au lendemain de la destitution du chef de l’État Mohamed Morsi, Adly Mansour, juge et président, depuis peu, de la Haute Cour constitutionnelle, a prêté serment, jeudi 4 juillet, au Caire, devant cette même institution. Âgé de 67 ans, il a été propulsé à la tête de l’Égypte par l’armée jusqu’à la tenue d’une présidentielle anticipée.

Inconnu du grand public, il devra gérer une période de transition pleine d’incertitudes dans un pays scindé en deux, entre opposants et partisans de l’ancien président issu des Frères musulmans. Doté du pouvoir de gouverner par décrets, il lui reviendra de désigner un gouvernement de technocrates, de superviser l’application de la “feuille de route” et de déterminer le calendrier des prochaines échéances électorales.

Le magistrat, qui a notamment étudié, selon l’AFP, à l’École nationale d’administration (ENA) en France, a intégré le système judiciaire égyptien sous le régime d’Hosni Moubarak. Nommé à la mi-mai président du Conseil constitutionnel, une institution qu’il avait intégrée dès 1992, et ce sous l’ère du président déchu, il n’est entré en fonction que depuis deux jours.

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