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Affaire Mami: «L’ambassade d’Algérie à Paris a versé 200 000 € pour sa libération !»

الشروق أونلاين
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Echorouk
Le chanteur du raï, Chab Mami

Des enregistrements vidéo pris dans le vestibule du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris ont révélé une affaire scandaleuse, dont l’auteur n’est autre que l’ambassade algérienne en France, au sujet de l’affaire de Cheb Mami.

Echorouk a recueilli des témoignages de l’avocat du Consulat général d’Algérie à Paris et du Cheb Mami, Me Khaled Lasbeur, selon lesquels un débat avait eu lieu au niveau du vestibule du TGI de Paris entre le coordinateur du Mouvement citoyen algérien en France (MCAF) et un nombre d’avocats algériens et lui lors d’une audience tenu dans ledit tribunal suite à une plainte déposée par le consulat contre le MCAF et le Conseil national de l’Immigration (CNI) pour diffamation au sujet du renouvellement des cartes consulaires ainsi qu’au sujet d’expulsion.L’avocat du consulat d’Algérie en France a reconnu que cette instance avait payé de son compte une caution à hauteur de 200 000 € (environ 3 milliards de centimes) en contrepartie de la libération de Cheb Mami, poursuivi en justice pour tentative d’avortement forcé sur son ex-compagne.Me Lasbeur a ajouté avoir remis lui-même cet argent au tribunal en sa qualité du défenseur du consulat d’Algérie à Paris, en soulignant que le chanteur du raï est en train de rendre au consulat l’argent payé sous caution pour sa libération. « Mami a été privé de sa liberté en se retrouvant derrière les verrous », a-t-il laissé entendre.  Le coordinateur du MCAF, Omar Ait Mokhtar lui répliqua: « Mais pas avec de l’argent public. Il serait acceptable et même salué s’il s’agissait d’un citoyen algérien qui a payé cette caution, mais dans l’affaire de Mami…? » En outre, Omar Aït Mokhtar et un groupe de ressortissants algériens ont posé la question au Me Labseur: « L’ambassade et l’ambassadeur seraient-ils prêts à verser une telle caution, s’il s’agissait d’un simple ressortissant algérien établi en France ? ». «Bien sûr qu’elle le fera, et pourquoi pas », lui répondit-il. Du coup, Omar Aït Mokhtar a exhorté les ressortissants algériens poursuivis par la justice française de s’adresser à l’ambassade d’Algérie pour qu’elle paie leur caution de l’argent public, comme ce fut le cas dans l’affaire de Cheb Mami. Le coordinateur du MCAF s’est adresse de nouveau au défenseur de l’ambassade algérienne en France en lui disant: «Comment qu’on paie une caution de 200 000 € de l’argent public dans l’affaire de Mami, alors qu’un simple Algérien qui meurt en France ne se permet même pas d’avoir un cercueil pour être rapatrié dans le pays ?».

 

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