Affaire Sonatrach : demande de convocation de Chakib Khelil
Les avocats des prévenus dans le scandale qui a éclaboussé la première entreprise du continent, «Sonatrach» ont demandé la convocation de l’ex-ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil pour être entendu comme témoin principal dans cette affaire.
Les avocats des prévenus poursuivis dans l’affaire de Sonatrach, ont mis l’accent sur la nécessité de convoquer Chakib Khelil, en sa qualité d’ex-premier responsable de ladite compagnie, pour être entendu afin de mieux élucider cette affaire.
Durant des heures, les robes noires ont tenté de battre en brèche les faits reprochés à leurs mandants, en plaidant l’innocence.
Les dix-huit prévenus, faut-il le rappeler, sont accusés de constituer un groupe de malfaiteurs et de blanchiment d’argent.
Le représentant du ministère public a en revanche dit que les chefs d’inculpation retenus contre les prévenus constituent de crimes.
Selon de sources proches du dossier, la chambre d’accusation près la cour d’Alger avait étudié mercredi passé cette affaire, prévue initialement pour le 24 octobre dernier.
La chambre d’accusation l’a reportée pour le motif de convocation d’un représentant de la partie civile de Sonatrach.
Il est à noter que l’affaire a été mise en délibéré pour le 21 de ce mois en cours.
Le juge d’instruction avait demandé de Sonatrach d’établir une analyse comparative entre les différents contrats signés avant et après le scandale avec les mêmes sociétés mises en cause et d’autres.
De son côté, le représentant de la partie civile de la compagnie a donné des explications des montants des marchés en question, et ceux réalisés auparavant par le groupe.
Selon les conclusions de l’enquête menée dans cette affaire, l’offre proposée dans le marché d’aménagement du siège de Sonatrach à Ghermoul, à Alger attribué au Bureau d’études CAD de «N.M» est inférieur à ceux déjà proposées.
La patronne de ce bureau d’études a été accusée d’avoir violé la réglementation lors de la conclusion de contrats avec une société publique à caractère industriel et commercial.
La chambre d’accusation avait ordonné, rappelons-le, un complément d’enquête sur les biens détenus en Algérie et à l’étranger par l’ensemble des prévenus afin de vérifier s’il n’y a pas eu de délit de blanchiment d’argent. Deux commissions rogatoires (le 31 janvier 2010 et le 30 décembre 2010), dont une adressée au doyen des juges du tribunal parisien, ont été délivrées. Des demandes de saisie des biens détenus éventuellement en France ont été également formulées.
Cependant, selon les réponses du juge d’instruction français, les biens détenus en France de certains prévenus dans l’affaire, n’avaient aucun rapport avec les marchés conclus avec Sonatrach.
Selon de sources proches de ce dossier, la décision finale de cette affaire ne sera connue que le 21 novembre prochain.