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Al Qaïda reste une menace en Irak, selon le général Petraeus

الشروق أونلاين
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Al Qaïda reste un danger et un ennemi à combattre pour les troupes américaines en Irak malgré la diminution des violences, estime le général David Petraeus, commandant en chef des forces US en Irak.

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Al Arabiya, le général Petraeus juge en outre que les victoires sur Al Qaïda et les milices chiites ont restauré l’image des Américains auprès d’une population qui les avait rapidement considérés comme des “envahisseurs ou des occupants”.

Interrogé sur le fait de savoir si le réseau islamiste radical avait été vaincu, il répond : “Vous ne trouverez pas un responsable militaire pour vous dire cela (…) tout ce que nous pouvons dire est qu’Al Qaïda demeure dangereux.” “Il est certain que d’autres crimes seront commis et il faut continuer à lutter contre ces attaques”, ajoute-t-il dans cette interview enregistrée lundi et qui devait être diffusée vendredi.

Des responsables américains et irakiens jugent qu’Al Qaïda est aujourd’hui très affaibli. Des opérations militaires sont encore toutefois menées par l’armée irakienne dans les provinces de Diyala et Ninive, dans le nord du pays.

La lutte entre Kurdes et Arabes pour le contrôle des villes de cette région et la rivalité entre mouvements chiites dans le sud pourraient également provoquer des affrontements à quelques semaines des élections provinciales.

La baisse spectaculaire des violences, qui sont au plus bas depuis quatre ans, est portée au crédit de Petraeus et de son ancien adjoint, le général Raymond Odierno, qui ont lancé la stratégie de renforcement des troupes en réponse à la guerre civile interconfessionnelle qui s’était déclenchée en 2006.

Le général Odierno devrait succéder à Petraeus en 2009 lorsque celui-ci prendra la tête du Commandement central américain, qui supervise toutes les opérations au Moyen-Orient.

Malgré l’amélioration de la situation, on rapporte au Pentagone que Petraeus a recommandé de procéder à une diminution lente des effectifs américains, en commençant par une brigade de combat – soit 3.000 à 5.000 soldats – début 2009.

La présence américaine en Irak est un des principaux thèmes de la campagne présidentielle aux Etats-Unis, d’autant que le mandat de l’Onu sous lequel agissent les forces US expire le 31 décembre.

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