Alger: la marche d'Ali Benhadj vers l’aéroport empêchée
Comme prévue, le numéro 2 du FIS, Ali Benhadj, a été à l’avant-garde de la marche qui s’est ébranlée vendredi de la mosquée Abou Hanifa Al-Nuaman à Alger-Centre pour dénoncer l’agression israélienne sur la bande de Ghaza ainsi que la position égyptienne et algérienne vis-à-vis de l’offensive.
Deux mille personnes ont pris part à cette manifestation réprimée par les services de sécurité en usant de matraques.
Malgré l’arrestation d’un bon nombre de marcheurs, Ali Benhadj était déterminé de poursuivre la marche en scandant des slogans hostiles tant au président égyptien qu’au pouvoir algérien. «Il n’y a de Dieu Qu’Allah et Al-Sissi est l’ennemi d’Allah », « Le pouvoir lâche, où est le soutien à l’Islam ? », « Nous sacrifions notre sang et notre âme pour vous, Ghaza», tels sont les slogans scandés par les manifestants qui ont marché jusqu’à des quartiers populaires comme Bach-Djarrah où des dizaines de citoyens s’étaient joints à eux pour manifester leur sympathie et leur solidarité au peuple palestinien.
Pour rappel, Ali Benhadj a menacé vendredi dernier de battre le pavé dans d’autres régions du pays si les autorités de la wilaya d’Alger s’obstinent à interdire la marche prévue à partir de la mosquée Al Wafaâ (fidélité) quadrillée par un impressionnant déploiement des forces antiémeutes.
Il est à noter que la marche a été brutalement réprimée à Bab Ezzouar alors que les marcheurs tentaient d’atteindre l’aéroport Houari-Boumediène pour réclamer l’ouverture de frontières pour aller combattre à Ghaza.
Du coup, Ali Benhadj a décidé d’arrêter la marche et a pris la parole devant les centaines de manifestants. « Il est honteux d’ouvrir les frontières pour aller à Omdourman et les fermer devant ceux qui veulent se rendre à Ghaza », regrette-t-il, ajoutant avoir investi la rue pour exprimer leur soutien à Ghaza et non pour affronter les forces de l’ordre.