Alger ne s’opposera pas à une intervention militaire au Mali
L’Algérie qui s’est toujours opposée à une intervention militaire au Mali, change de position et se dit ne pas s’opposer à une intervention militaire au nord du Mali.
Le ministère algérien des Affaires étrangères a indiqué ne pas s’opposer à une intervention militaire au Mali, pour éradiquer la présence de groupes terroristes menaçant les pays de la région, et se dit favorable à toutes les options, y compris la force.
” L’Algérie a toujours affirmé qu’il est légitime de recourir à tous les moyens, y compris la force, pour éradiquer les groupes terroristes et leurs affiliés du crime transnational organisé dans le Sahel”, a déclaré le porte-parole du MAE, Amar Belani.
Afin de mieux clarifier la position de l’Algérie vis-à-vis de la crise qui secoue le nord du Mali, Amar Belani a ajouté : «On a tendance, ces derniers temps, à présenter la position algérienne de manière schématique, en occultant certains éléments importants de notre approche et en la mettant systématiquement en opposition avec la position d’autres partenaires de la région ».
S’agissant de la menace terroriste, dont l’Algérie a payé un lourd tribut des années durant et le crime organisé transnational, le porte-parole du MAE a enchaîné : « L’Algérie qui a souffert dans sa chair de ces deux fléaux ne saurait faire preuve de la moindre once de complaisance ou d’indifférence en la matière ».
Force est de constater que c’est pour la première fois, que Alger déclare être favorable à une intervention militaire au Mali, alors qu’il s’opposait des mois, voire des années durant à toute option militaire.
De plus, après que les autorités algériennes changent d’attitude quant à la crise qui secoue le voisin malien, une question mérite d’être posée à ce sujet: l’Algérie participera-t-elle à l’opération dans le nord du Mali, sachant que Paris dit à maintes reprises, que ce sont les pays africains qui doivent prendre l’initiative ?
En conséquence à une éventuelle intervention militaire au nord du Mali, des analystes redoutent que la région du Sahel et le Sahara, ne deviennent le bastion de nouvelles factions terroristes internationales.