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Algérienne démembrée en France: Une dispute au cœur de l’enquête

Echoroukonline
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Le 30 janvier dernier, une mère de famille a été tuée par son mari à Montreuil. Il l’a étranglée à mort puis découpée. Retour sur le déroulé des faits.

Assia M. est morte le 30 janvier dernier à Montreuil, tuée par son mari, Lakhdar. Ce dernier, qui a reconnu avoir étranglé sa femme avant de découper son corps et d’en répartir les morceaux dans le parc des Buttes-Chaumont à Paris a avoué le meurtre. Il a été mis en examen puis incarcéré. Aux enquêteurs, cet Algérien de 50 ans, sans antécédent de violences conjugales, a expliqué que tout serait parti d’une dispute liée aux problèmes financiers de son couple, rapporte Le Parisien.

Loyers impayés et créances en retard auraient ainsi été au cœur d’une discussion houleuse, le lundi 30 janvier après-midi, alors que les trois enfants d’Assia et de Lakhdar n’étaient pas là. Il lui aurait dit : « Il faut que tu m’aides, je n’y arrive pas, on a diminué mon salaire de moitié. » Et elle lui aurait répondu : « Je m’en fous, j’ai pas d’argent. » Puis la situation aurait dégénéré.

« J’ai serré fort pour ne pas qu’elle crie »

Lakhdar aurait ensuite pris le sac de sa femme, en apercevant beaucoup d’argent en liquide à l’intérieur. « Elle a voulu reprendre son sac, elle s’est jetée sur moi », a-t-il indiqué aux enquêteurs lors de la troisième audience de sa garde à vue, celle où il a tout avoué. « Elle m’a dit de me démerder, qu’elle ne me donnerait rien, que c’était son argent. » Ils en seraient venus aux mains à ce moment-là. « Je l’ai attrapée, elle a voulu me donner un coup de poing », a précisé le quinquagénaire. « J’ai mis mon bras droit autour de son cou et je l’ai retournée vers moi. Après, elle a commencé à crier, j’ai serré fort pour ne pas qu’elle crie. » Et elle est morte dans ses bras.

Ensuite, selon les faits rapportés par Le Parisien, Lakhdar aurait caché le corps d’Assia dans la pièce de leur appartement de Montreuil qui sert de débarras. Le jeudi 2 février, après avoir acheté des bâches, des sacs-poubelle et une meuleuse, il a entrepris de découper le corps sur le sol de la cuisine puis a déposé les sacs à différents endroits des Buttes-Chaumont. Il est ensuite allé chercher sa fille à l’école. Mais il restait un sac chez lui, celui avec le tronc de sa femme. Il s’en est débarrassé plus tard, près de la station La Folie sur la ligne de bus 301.

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