Ancienne directrice de communication: “Le commissariat de Constantine n’est qu’une façade pour voler l’argent public”
Le Forum d’Echorouk avec le commissaire de la manifestation «Constantine capitale de la culture arabe 2015», Sami Ben Cheikh El Hocine, a causé plusieurs réactions. Parmi ses déclarations qui ont fait du bruit, il avait confirmé que c’était lui qui avait viré l’ancienne directrice de communication Fouzia Souissi en disant qu’elle ressemble à Leila Trabelssi, la femme de l’ancien président tunisien. Mme. Souissi, un cadre supérieur à l’ANEP, répond à ces déclarations dans cette interview.
C’est moi qui ai démissionné !
La chef du département de communication au commissariat de «Constantine, capitale de la culture arabe », Fouzia Souissi a confirmé à Echorouk que c’était elle qui avait démissionné et qu’il ne s’agit pas d’un licenciement comme l’a déclaré Ben Cheikh au Forum d’Echorouk.
«J’ai démissionné le 15 février à son insu. Quand l’information était répandue, quelques membres du commissariat se sont paniqués parce qu’ils savent que j’avais démissionné suite à leurs tentatives flagrantes d’exploiter ma bonne réputation dans la ville de Constantine comme une façade de vol et de dilapidation des deniers publics. Ce que j’ai rejeté à maintes reprises.»
Je n’ai reçu aucun sou pendant six mois
Mme. Souissi a, également, confirmé que son équipe de travail n’a reçu aucun centime et ce depuis qu’ils ont commencé le travail avec l’ancienne commissaire Halima Henkour et puis avec le nouveau commissaire. Ce qui a poussé beaucoup d’entre eux à démissionner.
Si je suis «Leila Trabelssi», c’est qui votre femme ?
Souissi ajoute: «L’épouse du commissaire perçoit, depuis longtemps, son salaire comme chef de département du patrimoine matériel et immatériel. Après avoir été nommée par la ministre de la Culture, Nadia Labidi, comme chargé d’études, son mari Sami Ben Cheikh l’a désignée comme chef de département du patrimoine matériel et immatériel au commissariat. Quand la ministre l’a su, elle l’a virée encore une fois. Alors, Ben Cheikh l’a nommée comme adjointe de Halima Ali Ben Khodja, chef du même département. Elle occupe toujours le poste et elle est toujours absente.
Ma fille et son amie sont des journalistes et n’ont signé aucun contrat avec le commissariat
Mme. Soussi estime que le surnom de «Leila Trabelssi» devait être attribué à celui qui vole de l’argent en plein public à travers les «agences de publicité et de de communication».
«Il a dit que j’ai recruté ma fille et son amie. Je voudrais préciser que ma fille est une journaliste. Elle a travaillé dans plusieurs journaux francophones à Constantine et à Alger. Son amie a fait de même. Quand la revue de la manifestation a été créée, j’ai proposé ma fille et son amie. Cependant, ma fille a décidé d’arrêter après avoir écrit deux articles. Elle a refusé de travailler sans contrat, ni salaire ».
Ben Cheikh a nommé mon mari comme consultant
Mme. Souissi a confirmé que le commissaire de la manifestation Sami Ben Cheikh a fait appel à son époux directement après sa nomination à la tête du commissariat vu les rapports d’amitié. Il l’a désigné comme consultant à la commission du contrôle de la gestion de l’argent public avec l’aval de la ministre Labidi. « Ensuite, mon mari a proposé que je rejoigne l’équipe vu que je suis un cadre supérieur à l’ANEP ».
Les enfants de Constantine ne sont pas un décor
Mme. Souissi s’est demandée pourquoi les enfants de la ville sont écartés. « Les enfants de la ville qui accueillera l’évènement arabe ne sont pas un décor. Tout est envoyé d’Alger. Maintenant et après que Ben Torki ait pris la part de lion du budget, la concurrence commence à augmenter pour le peu qui reste ».
Je dérangeais parce que j’ai refusé de signer pour le vol et la fraude
Mme. Souissi a indiqué qu’elle a subi une grande pression après avoir découvert qu’elle était entourée par un lobby. «Je dérangeais parce que j’ai refusé de signer des documents et des factures bizarres ».