Français

Annapolis, la grande désillusion

الشروق أونلاين
  • 631
  • 0

La paix au Proche-Orient est très loin, pourtant la secrétaire d’état américaine Condoleezza Rice veut absolument faire croire que la conférence d’Annapolis n’est pas un échec avant de léguer le dossier à la future administration américaine.

Les États-Unis n’ont pas cessé de marteler que l’accord de paix israélo-palestinien serait signé avant la fin de l’année 2008 comptant sur les miracles de l’initiative d’Annapolis lancée en novembre 2007. Personne n’y croyait vraiment et la situation sur le terrain présageait amplement de l’échec. En prévision de la réunion du Quartette ce dimanche pour notamment s’enquérir des négociations de paix israélo-palestiniennes, la secrétaire d’état américaine a entamé quelques jours avant une tournée dans la région.Condoleezza Rice a rencontré le week-end dernier à Ramallah le président palestinien pour s’assurer qu’il allait poursuivre le processus, mais également les deux principaux candidats au poste  de premier ministre israélien, l’actuelle négociatrice Tzipi Livni et son rival  de droite Benyamin Netanyahu.

Il est d’ailleurs certain que les législatives anticipées en Israël en février, détermineront la direction que prendra le processus de paix avec l’avènement de la nouvelle administration américaine.

Réuni à Charm Echeikh, le Quartette, formé par les Etats-Unis, la Russie, l’ONU et l’Union Européenne, a salué les “progrès substantiels” accomplis dans le processus de paix entre Israël et la Palestine” après avoir écouté un rapport sur l’évolution du processus de paix rédigé par les responsables israéliens et palestiniens.

Mais de quel progrès s’agit-il au juste ? A part le maigre exploit réussi par la conférence d’Annapolis qui a relancé les négociations après sept années de blocage, rien de concret n’a été réalisé. Les palestiniens continuent de tomber sous les balles israéliennes, les colonies fleurissent sur les territoires palestiniens et la bande de Gaza est toujours bouclée, alors que les politiques censés représenter le peuple se déchirent.

Le Quartette a certes demandé que soient gelées les colonisations des territoires palestiniens occupés pas les colons juifs, mais cette demande ne sera certainement pas entendue par Israël. Le quartette a également appelé à la poursuite des efforts dans le cadre du processus mis en place à Annapolis. Difficile cependant lorsqu’Israël ne respecte pas ses engagements et s’en prend toujours avec autant de véhémence aux palestiniens. Et quelle concession fera Israël pour la création de l’état palestinien ? Tzipi Livni avertit d’ores et déjà qu’elle ne signerait “aucun accord qui ne servirait pas les intérêts d’Israël”. Dieu sait que les intérêts des israéliens sont grands à la mesure de leurs ambitions.

مقالات ذات صلة