Attentat d’Ankara: la Turquie accuse les Kurdes syriens
Les autorités turques ont imputé jeudi l’attentat à la voiture piégée qui a fait 28 morts la veille à Ankara aux terroristes Kurdes de Turquie et de Syrie, ce que ces derniers ont aussitôt démenti.
Les autorités turques sont formelles. L’attentat à la voiture piégée est l’œuvre des séparatistes kurdes de Turquie et de Syrie.
Intervenant en direct à la télévision, le Premier ministre, Ahmet Davutoglu, a déclaré que l’attaque suicide dans le centre de la capitale turque était le fait d’un milicien kurde syrien qui a agi en coopération avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), actif en Turquie.
«A la lumières des informations que nous avons réunies, il a été clairement établi que cette attaque a été menée par les membres de l’organisation terroriste présente en Turquie avec un membre des YPG venu de Syrie », a-t-il dit dans une intervention retransmise en direct à la télévision.
Les enquêteurs turcs s’appuient sur des empreintes digitales relevés à l’intérieur de la voiture qui correspondent à celles d’un Syrien du nom de Salih Necar, entré en juillet 2014 sur le sol turc. Né en 1992 à Hassaké, dans le nord de la Syrie, Necar appartenant aux milices YPG, à croire Ahmet Davutoglu.
Ankara assure également qu’il était en contact avec le PKK et les services syriens. Selon l’armée turque, l’attentat visait des cars de transport militaire à l’arrêt à un feu rouge. L’intersection se situe à moins de 500 mètres du Parlement et l’explosion a eu lieu à l’heure de pointe, vers 18h30 (16h30 GMT). Vingt-six soldats figurent au nombre des 28 morts. Vingt-deux étaient toujours hospitalisées jeudi, dont 7 en soins intensifs.