Baba Ammi: « Nous ne recourons pas de nouveau au FMI »
Le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi l’a affirmé. Le gouvernement n’a point engagé des négociations portant sur l’endettement extérieur et n’envisage nullement de recourir au Fonds monétaire international (FMI) ni toute autre institution internationale.
Dans une déclaration à Echorouk en marge du Forum africain des investissements et des affaires, le ministre des Finances a affirmé que « c’est le FMI qui a besoin de l’Algérie et non pas le contraire».
Par ailleurs, Baba Ammi ne trouve rien d’anormal que l’Algérie recoure à la Banque africaine de développement (BAD) étant donné les fonds du pays y sont placés.
Se penchant sur le dossier d’endettement extérieur, le premier argentier du pays a affirmé samedi que la situation financière du pays n’était pas au rouge, non plus au point de recourir aux financements internationaux. Pour lui, cette question ne se pose pas, ajoutant que le but de l’Algérie est de rechercher de nouveaux investissements et d’attirer des capitaux de l’Afrique et d’autres pays pour les injecter dans le Trésor public.
Par ailleurs, il a annoncé la création prochainement d’une banque publique d’investissement à l’étranger en se gardant de dévoiler son identité.
En revanche, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal a annoncé lui que la Banque extérieure d’Algérie (BEA) devrait investir en Europe, pour devenir ainsi la première banque dédiée à la communauté algérienne établie dans le vieux continent.
En outre, il a tenu à rassurer quant au maintient des réserves de change à hauteur des 118 milliards de dollars à la fin du mois en cours.
« Nous ne souhaitons pas que ce chiffre baisse à 100 milliards de dollars en 2019. C’est ce qu’a promis le Premier ministre », a-t-il fait savoir.
De l’avis du gouverneur de la BA, il n’est pas temps de revoir à la hausse l’allocation touristique, ni de créer de bureaux de change et de réguler le marché parallèle de devise au square Port-Saïd à Alger, précisant que la décision sera prise au moment opportun.
Par ailleurs, Loukal a souligné que le dinar a rebondi de cinq points face à l’euro ces derniers jours, estimant que la baisse de la monnaie nationale face au dollar s’explique par les élections présidentielles organisées récemment aux États-Unis.
De son côté, le vice-président de la BAD, Amadou Hott a affirmé que l’Algérie n’avait pas encore touché de son prêt de 900 millions d’euros contracté auprès de la Banque, insistant que ce montant sera consacré au financement des projets énergétiques.
Le responsable africain a tenu à préciser que le crédit sera remboursé sur 20 ans avec un taux d’intérêt de 1.5%.
Amine Mazouzi, Pdg de Sonatrach, a confié à Echorouk que son groupe n’avait pas besoin d’ici à 2019 d’aller vers l’endettement extérieur pour financer ses projets.