Bani Walid: les forces pro-CNT attendent une décision des autorités
Les forces pro-CNT attendaient lundi une décision des nouvelles autorités pour entrer ou pas à Ben Walid après l'expiration d'un ultimatum et l'échec de négociations ce week-end, inquiètes que des civils soient utilisés comme “boucliers humains” par les pro-Kadhafi.
Les fidèles de Mouammar Kadhafi “ne sont pas nombreux, ils sont vraiment faibles. (…) Mais certains se cachent dans des familles qu’ils utilisent comme boucliers humains. Nous avons peur pour les familles qui vivent à l’intérieur, pas des tireurs embusqués”, a ajouté cet ancien colonel.
Selon le négociateur en chef du CNT pour la reddition de la ville, Abdallah Kenchil, les civils sont ainsi retenus “dans le centre-ville, dans des bâtiments administratifs et dans cinq ou six villages”.
Selon le commandant du poste de Chichan, Mohamed Al-Fassi, “les rebelles ont fait hier soir une avancée jusqu’à 7 km de la ville” et “il y a eu un accrochage”.
Lundi matin, une dizaine de véhicules, dont cinq pick-up munis de mitrailleuses lourdes, sont partis vers la ligne de front avec une quarantaine d’hommes venus de Tripoli et de Gharyane (sud de la capitale).
L’ultimatum que les responsables locaux avaient donné pour la reddition des fidèles de Kadhafi retranchés à Bani Walid a expiré dimanche matin, même si le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a répété samedi que les pro-Kadhafi avaient jusqu’au 10 septembre pour déposer les armes, y compris à Bani Walid.
Dimanche soir, ils ont annoncé l’échec et la fin des négociations avec les hommes de Kadhafi à Bani Walid, menées par l’intermédiaire des chefs de tribus.
“L’ultimatum n’a pas été repoussé, les négociations sont terminées avec la brigade pro-Kadhafi mais pas avec la population, qui techniquement a rejoint la révolution. Les discussions continuent avec les chefs de tribu. Nous avons besoin de leur aide pour convaincre les hommes fidèles à Kadhafi” de se rendre, a expliqué M. Kenchil.
Selon les responsables locaux, il resterait actuellement un noyau évalué selon les sources entre 60 et 80 soldats pro-Kadhafi de grade inférieur dans la ville.