Baziz: «Les Algériens ont puni les islamistes pour avoir tué 350 000 citoyens !»
Invité avant-hier par la chaîne satellitaire tunisienne «Tunisia», le chanteur Baziz a vivement critiqué les islamistes, dit s’être étonné par les Tunisiens ayant voté pour Ennahda et s’est moqué des Algériens qui ne savent à ses yeux qu’applaudir.
Invité à l’émission «Labas» diffusée sur la chaîne tunisienne «Tunisia», Baziz avait interprété plusieurs chansons, dont les responsables de ladite chaîne auraient été contraints d’extraire quelques passages qui contenaient vraisemblablement de mots grossiers, et ce en guise de respect manifesté aux téléspectateurs.
Répondant à une question sur la révolution populaire du peuple tunisien ayant chassé du pouvoir Ben Ali, le chanteur a dit: «Nous les Algériens étions contents après la chute du régime de Ben Ali, mais nous étions ébahis par l’attitude des Tunisiens ayant donné leurs voix aux les islamistes», a-t-il déclaré.
«Pourquoi les Tunisiens n’ont pas retenu ce que les Algériens ont fait des islamistes ?», «Ne sommes nous pas des voisins ?», « Ne savent-ils pas qu’ils ont assassiné des artistes et des intellectuels ? » et aujourd’hui ils reviennent au devant de la scène en Tunisie», s’est-il interrogé.
Et d’expliquer, Baziz a dit: «Nous en Algérie, nous étions persuadés de l’échec et de la violence des islamistes, c’est pourquoi nous ne leur donnerons pas nos voix»,a-t-il souligné.
Ce qui a attiré le plus l’attention, c’est bel et bien le chiffre communiqué par Baziz à savoir les 350 000 victimes orchestrées lors de la décennie noire. Un chiffre qui n’a jamais été communiqué tant par les parties officielles qu’officieuses.
« L’Etat algérien a fait beaucoup de sacrifices pour préserver la liberté et la démocratie. De ce fait, il est non envisageable de mettre le pouvoir entre les mains des islamistes après tant de sacrifices », a-t-il laissé entendre.
En revanche Baziz n’a pas cité la source à laquelle il s’est référé pour annoncer le nombre de victimes enregistré lors de la décennie sanglante.
« J’espère que les Tunisiens et les Égyptiens tirent des enseignements de l’expérience algérienne et ne livrent pas leur pays respectifs aux terroristes », a-t-il conclu.