Belani: Telles sont les conditions d’expulsion de ressortissants algériens
31.000 ressortissants algériens se sont établis légalement en Belgique jusqu’au mois de novembre dernier, a affirmé Amar Belani, Ambassadeur d’Algérie au Royaume de Belgique, en ajoutant qu’une rencontre,portant sur la facilitation de procédure de circulation des Algériens dans l’espace « Schengen », entre l’Algérie et l’Union européenne (UE) se tiendra le mois de janvier prochain.
Le nombre de ressortissants algériens ,installés légalement en Belgique et inscrits au niveau du consulat d’Algérie à Bruxelles, s’élève à 31.000, dont la plupart se sont établis à Bruxelles et ses environs, a affirmé Amar Belani dans une déclaration à Echorouk.
S’agissant des ressortissants algériens incarcérés dans les geôles belges, l’ex-porte-parole du ministère des Affaires étrangères a dit que la majorité sont des migrants clandestins et des sans-papiers venus depuis l’Algérie ou à partir d’autres pays, comme l’Espagne, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Suisse, munis de faux-papiers, voire sans-papiers.
Quant aux « accords de réadmission » entre l’Algérie et les Etats européens, Belani a confirmé que « l’UE avait tenté par tous les moyens d’engager des négociations avec l’Algérie afin de conclure l’accord d’expulsion de ses ressortissants établis de manière illégale dans les pays de l’Union, mais l’Algérie a fini par refuser, car elle voulait l’application de l’accord sans distinction aucune».
A la question de savoir si l’Algérie a d’autres conditions sur ce sujet, notre interlocuteur a évoqué une question liée à l’identification des personnes à expulser, et ce à cause des doutes émis sur leur nationalité d’origine; compte tenu des facilités dans le trafic de documents de voyage et d’identité par les réseaux de harraga et de trafic d’êtres humains.
Par ailleurs, Amar Belani a dit ne pas pouvoir communiquer le nombre exact des Algériens établis illégalement à l’étranger, tout en avouant le manque d’informations sur les ressortissants algériens installés de manière illégale dans certains pays européens, faute de déclaration de ces derniers. En outre, il a précisé que certaines lois européennes n’obligent pas des pays d’accueil de préaviser les pays d’origine de ces migrants, sauf en cas d’engagement écrit de la personne en question.