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Benhadj: « J’en peux plus… ! »

الشروق أونلاين
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Bachir Zemri
Ali Benhadj, ancien n°2 du FIS-dissous

Cheikh Ali Benhadj a dénoncé sa mise sous surveillance policière permanente depuis sa sortie de la prison, dont la police surveille tous ses mouvements.

Se sentant intimidé, le numéro 2 de l’ex-FIS s’est rendu jeudi au siège de Echorouk pour dénoncer la situation dans laquelle il se trouve aujourd’hui, soit plus d’une décennie de sa libération. « J’en peux plus! La patience a des limites. Je suis venu aujourd’hui pour dénoncer les intimidations que je subisse depuis ma sortie de la prison en 2003. Les services de sécurité me suivent là où je vais. On m’arrête à n’importe quel événement et on me conduit au commissariat de police. Lorsque je décide de me rendre dans l’uns des wilayas du pays, les services de sécurité et les gendarmes m’arrêtent aux abords de la wilaya vers laquelle je me dirige. Je ne trouve toujours pas de réponse à cette question: pourquoi me surveille-t-on? », a indiqué Ali Benhadj avec beaucoup de désolation.

« Je suis venu m’exprimer en tant que citoyen algérien et non en politique. Pourquoi me subis-je toutes ces intimidations? J’ai demandé à des divisionnaires de police et au Dgsn: pourquoi des véhicules stationnent-ils devant mon domicile? Pourquoi me suivent-ils là où je vais? », se demande-t-il en ajoutant n’avoir eu aucune réponse.

« Je ne demande pas de protection. Je veux simplement vivre en liberté. Je vais où je veux et je contacte celui que je veux. Hélas! Là où je pars, on me suit pour noter l’heure et l’endroit que j’ai visité. Les rapports que l’on rédige pourraient aussi nuire aux personnes auxquelles je rends visite », poursuit-il.

« Le contrôle judiciaire oblige des personnes de signer une seule fois par semaine. Je me suis étonné par cette surveillance policière dont je fais l’objet, alors qu’elle ne figure même pas dans la loi algérienne. Je ne suis seul à endurer de telles souffrances, mais aussi mais famille ainsi que mon entourage », souligne-t-il.

L’ancien n°2 du FIS-dissous a rappelé avoir raconté ce qu’il endurait à Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de protection et de promotion des droits de l’homme (CNCPPDH) et ce dernier aurait adressé à son tour une lettre au président de la République pour lui faire part du cas de Ali Benhadj.

Je n’ai jamais demandé d’asile politique

Par ailleurs, il a affirmé n’avoir jamais demandé d’asile politique à aucun pays et envisagé d’y aller vivre dans un autre pays. « Je n’ai jamais pensé aller vivre dans un autre pays ma famille », « Quelle que soit la dureté de ces intimidations, je ne recule pas car je suis convaincu de ce que je fais », conclut-il. 

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