Boukrif: «Assèchement du financement des ressources du terrorisme, seule solution pour l’éradiquer»
Le directeur de la prospective, de la programmation et de la planification politique au ministère des Affaires étrangères, Hamid Boukrif a affirmé hier à Alger, la présence d’une dynamique «positive» dans certains pays afin de revoir leur législation criminalisant le paiement de rançon aux groupes terroristes.
Le représentant du MAE a confirmé que certains pays qui se soumettaient avant à la pression des groupes terroristes à travers le paiement de la rançon, se sont rétractés afin de suivre les perspectives de l’Atelier international sur la mise en œuvre du Mémorandum d’Alger sur «les bonnes pratiques en matière de prévention des enlèvements contre rançon par des terroristes et d’élimination des avantages qui en découlent».
«Il s’agit de continuer à exercer des pressions sur eux et de renforcer les Etats vulnérables qui représentent un terrain d’activisme des groupes terroristes à travers une nouvelle approche des opérations militaires qui s’y effectuent», a explicité le responsable, rappelant la position de «principe» de l’Algérie qui s’oppose au paiement de rançons.
L’intervenant a notamment insisté sur «l’urgence» pour la communauté internationale de faire face à ce qui représente une menace pour sa sécurité et sa stabilité, qualifiant de «prioritaire» l’assèchement des sources de financement du terrorisme car contribuant à en réduire l’expansion.
La même source a également clarifié que l’atelier est organisé par le ministère des Affaires étrangères, en coordination avec l’ambassade des Etats-Unis à Alger, l’Institut international de justice et de l’Etat de droit (IIJ) ainsi que le Forum global de lutte contre le terrorisme (Cgtf).