…C’est ainsi que la plus grande usine de ciment est devenue propriété privée à Tébessa
Dans l’affaire de la société de ciment blanc, le juge d’instruction près le tribunal de Tébessa a ordonné, à une heure tardive avant-hier, la mise en examen, la garde à vue et des mandats d’arrêt par contumace contre les accusés, défaillants à la séance du tribunal.
- L’affaire remonte à l’an dernier. La brigade d’investigation de la gendarmerie nationale de Tébessa avait découvert des dépassements et des délits commis par 59 cadres et experts de la société de ciment blanc et autres, jusqu’à ce qu’ils ne discutent qu’en centaines de milliards, les pauvres sont devenus riches et les riches beaucoup plus riches au détriment de marchés privés et publics, le prix du sac de 300 dinars ayant grimpé à 800 dinars. Durant des années les accusés écoulaient des tonnes de ciment pour des projets qu’ils devaient réaliser et les experts attestaient que ces projets nécessitaient encore de ce matériau.
- La plus importante quantité de ciment était sortie au nom de personnes n’ayant aucun rapport avec les marchés et qui ont découvert qu’elles étaient tenues de verser de grosses redevances au fisc, dix fois plus que de coutume. C’est là que la gendarmerie est intervenue, auditionnant des dizaines de personnes entre témoins et accusés, de 5 wilayas de l’est algérien. Parmi les accusés présentés à la Cour, 18 ont fait défection et font l’objet d’un mandat d’arrêt.
- Le juge d’instruction a divisé le dossier en trois volets selon les charges retenues contre chaque groupe d’individus. Le premier concerne 18 accusés pour faux et usage de faux, escroquerie et spéculation où 3 prévenus ont été écroués, 2 mis en examen et un prévenu en libération provisoire. Le second volet touche l’établissement volontaire de faux certificats et la passation illégale de marchés, complicité de spéculation et l’utilisation frauduleuse de documents. Quant au troisième, il implique 17 personnes mises sous contrôle judiciaire et libérées provisoirement, et un mandat d’arrêt a été lancé contre 3 accusés.