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Chadli Bendjedid s'est éteint

الشروق أونلاين
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Chadli Bendjedid s'est éteint

Admis en urgence à l’hôpital militaire de Ain Naâdja où il a reçu des soins intensifs, l’ex-président de la République Chadli Bendjedid (1979-1992) s’est éteint à l’âge de 83 ans, selon un membre de sa famille.

Selon de sources sans fournir plus de détails, Chadli Bendjiedi, âgé de 83 ans, aurait souffert d’hépatite et de la prostate.

Echorouk de son côté a pris contact avec les membres de la famille de l’ex-président de la République, en vain, car aucun détail n’a été fourni à ce sujet.

La hasard veut que le 3e président de la République algérienne, tombe grièvement malade en coïncidence avec le 24e anniversaires des événements d’Octobre 1988, et un mois avant la publication de ses mémoires prévue le 1er novembre prochain, et ce à l’occasion du 58e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale.

Chadli Bendjedid a occupé le poste de ministre de la Défense entre novembre 1978 et février 1979, avant d’être nommé président de la République, en succédant au défunt Houari Boumediène.

Selon les témoignages de ceux qui le connaissent, Chadli serait opposé fermement à certaines options de son compagnon de combat, notamment sur les plans économique et diplomatique.

Vers la fin des années 80, la chute des prix du pétrole provocant la détérioration de l’économie nationale, a créé un conflit interne au pouvoir, où il y avait des partisans de la politique économique de Chadli et des opposants, lesquels faisaient partie de l’équipe de Boumediène.

En un temps record, les partisans de Boumediène ont disparu de la scène politique, à l’image de Belaïd Abdesslam, Mohamed Salah Yahiaoui et Abdelaziz Bouteflika.

C’est là où l’économie du pays, a eu tendance de passer du socialisme vers le capitalisme, après la visite de Chadli en France.

Chadli aurait annoncé à l’issue de sa visite effectuée à Washington: « Maintenant, je sais où réside l’intérêt de l’Algérie ».

Les répercussions économiques et la crise financière de l’époque ont donné naissance à une « zizanie créatrice », laquelle s’étaient développée à une « révolution », connue par les événements du 5 Octobre 1988.

Les événements qui ont également donné naissance à une nouvelle ère, en passant du système de parti unique au multipartisme, où une soixantaine de partis étaient nés.

Chadli Bendjedid qui a prononcé en public son célèbre discours en 1988 sur la situation du pays, a été critiqué par des observateurs en considérant que son discours au cours duquel il incitait les gens à contester, était la cause principale des événements d’octobre 1988.

Quelque temps plus tard, après le déclenchement des événements qui menacent la stabilité de l’Etat, Chadli a adressé de nouveau au peuple en s’interrogeant: « A qui profite tout ça ? ».

En ces quelques mots, Chadli a pu convaincre le peule, où des manifestations ont été ensuite organisées en faveur du président et lui souhaitant longue vie.

Après cette date, des élections locales et législatives ont été organisées avec la participation de plusieurs partis, nouvellement nés. En 1992, faut-il le rappeler, le processus électoral a été annulé, avant que Chadli ne jette l’éponge, démissionnaire ou limogé, le 11 janvier de la même année.

L’Algérie a par la suite a plongé dans un gouffre profond, marqué par un vide institutionnel.

Pour remédier à cette situation chaotique, le Haut comité de l’Etat (HCE) a été créé.

Chadli Bendjedid a réussi à gagner l’administration de plus d’un, lesquels ont aimé le nommer de « pragmatique réformiste », « Homme du social », « Père de la démocratie », « Homme du dialogue », et ce en dépit des appels répétitifs du FIS, qui scandait : « Chadli barra » (Chadli dégage !).

Ce dernier avait prononcé un discours officiel précédant la tenue des élections législatives, au cours duquel il avait affirmé qu’il allait cohabiter avec le parti qui remporterait les élections.

En revanche, Chadli a été vivement critiqué et accusé d’avoir cassé les exploits de Boumediène, à l’intérieur et l’extérieur du pays et de reddition face au FIS, avec lequel il avait également été accusé d’avoir voulu signé un traité.

Le 3e président de la République a quitté la scène politique, en tenant le silence absolu en guise de réserve, exceptées quelques rares sorties médiatiques.

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