CNES: L’Algérie va bien ?
Un bilan économique et social plus que reluisant est dressé par le Conseil Économique et Social (CNES) dans son rapport intitulé “l'état économique et social de la nation 2005-2006-2007”. En un mot l’Algérie et l’algérien vont bien !!!
- Selon le rapport du CNES, les conditions de vie des ménages se sont améliorées, l’indice de pauvreté humain a reculé à 18,95 en 2006, le taux de raccordement à l’eau potable a atteint 92% en 2007, et mieux encore, le taux de chômage est passé de 29, 5% en 2000 à 11,8% en 2007. A en juger par ces données, les indices sont au vert et les algériens vont bien.
- Mais qu’en t-il de la réalité du terrain? Regardez autour de vous et constatez le phénomène du chômage pour commencer. Des suppressions d’emploi? Du déjà vu. Des chômeurs y’en a-t-il ? Cherchez chercher du côté des murs. Et puis, que devrions-nous penser lorsqu’un ministre sert des taux contradictoires sur le chômage!
- Et pourquoi nos jeunes fuient-ils clandestinement à l’étranger ? C’est à se poser des questions ! Pour trouver un autre emploi que celui de tenir le mur et pour arrêter de se demander si le lendemain sera meilleur… peut-être.
- Lorsque nous voulons savoir si l’algérien vit mieux, ce n’est pas en lorgnant des yeux les articles inaccessibles exposés sur les étals, dans les échoppes… mais il faudrait également regarder du côté des poubelles. Ils sont nombreux ceux qui font leur “courses” en fouillant dans les ordures d’une classe peut-être un peu mieux lotie. Cette image était pourtant rare jadis mais aujourd’hui, elle ne nous étonne plus.
- Le taux de raccordement à l’eau potable est de …92% ! Parfait ! Mais faudrait-il encore que l’eau arrive dans les robinets, qu’il n’y ait pas d’interconnexion avec les eaux usées… ce taux doit en effet être associé à d’autres considérations.
- Le rapport regorge de constatations positives éclipsant les rares allusions faites aux insuffisances. Quand il y a le bon qui domine, aucune place ne reste pour le mauvais !
- Il n’est point question de mettre en doute les chiffres du CNES, ses conclusions, mais simplement de les compléter car il semblerait que l’autre partie du document ait été omise.