Conflit inter-malien: la médiation algérienne a porté ses fruits
Les parties du conflit malien, l’Algérie ainsi la médiation internationale ont signé un accord préliminaire de paix dans le cadre du processus d’Alger, ce dimanche, à l’hôtel Aurassi après cinq rounds de négociations.
Cet accord a été signé par le gouvernement malien, les représentants des groupes militaires et politiques tandis que la coordination des groupes rebelles touareg n’a pas souhaité parapher cet accord. Le mouvement de l’Azawad a en effet demandé une pause de deux semaines afin d’expliquer à leur base au Mali les détails de l’accord avant la signature.
La Coordination des mouvements de l’Azawad a toutefois rendu hommage à l’Algérie pour sa médiation efficace, qui a agi avec constance et loin des battages médiatiques, en faveur de la paix, de la sécurité et de l’intégrité du Mali, soulignant en même temps que sa population a le droit de connaître tout engagement concernant son avenir, avant de prendre la décision.
L’accord proposé par l’Algérie appelle à «reconstruire l’unité nationale du pays sur des bases novatrices, qui respectent son intégrité territoriale, tiennent compte de sa diversité ethnique et culturelle».Il consacre notamment la dénomination de l’Azawad, terme par lequel les Touareg désignent le Nord du Mali, en tant que «réalité humaine».
La médiation internationale dans le dialogue inter-malien inclusif a en effet rendu hommage, hier, au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour son engagement personnel et le soutien constant pour la cause de la paix au Mali, dans une motion de remerciement, rendue publique lors de la cérémonie de paraphe de l’accord.