Conflit russo-ukrainien prive l’Europe de gaz
Les conséquences de l'arrêt des livraisons de gaz russe vers l'Ukraine commencent à se faire ressentir. Certains pays de l’Union Européenne ont relevé une légère baisse de pression dans les tuyaux en provenance d'Ukraine, et la Russie accuse, encore une fois, Kiev de voler le gaz.
- Le litige gazier entre Kiev et Moscou laisse entrevoir une nouvelle crise gazière en Europe. Même si la suspension le premier janvier des livraisons de gaz russe vers l’Ukraine, n’a pas eu de retombées immédiates, la Roumanie, la Pologne, et la Hongrie commencent à souffrir d’une baisse de leur approvisionnement.
- Le “désagrément” pourrait vite se muer en crise sévère si le conflit gazier entre la Russie et l’Ukraine n’est pas résolu.
- Quelques heures après l’interruption des livraisons suite à l’échec des négociations sur le prix du gaz et le paiement de la dette, le président ukrainien, avait pourtant annoncé être confiant qu’un accord serait signé avant le 7 janvier, mais la Russie ne montre aucun signe de bonne volonté, bien au contraire, elle accuse Kiev de voler une partie du gaz destiné aux consommateurs européens; l’Ukraine se défend en accusant la Russie de ne pas avoir livré la quantité nécessaire dans les tuyaux.
- La tension monte, et le jeu diplomatique s’anime. Une délégation ukrainienne s’est rendue à Prague vendredi, pour convaincre la nouvelle présidence européenne du bien-fondé de ses arguments, avant de prendre la route de Bratislava et de Berlin. La présidence tchèque a réagi en demandant “une reprise immédiate des livraisons complètes de gaz” et “une solution urgente”.
- Moscou de son côté annonce un déplacement du vice-président de Gazprom à Prague ce samedi, et exprime son souhait de la tenue d’une session extraordinaire du Parlement européen sur la crise du gaz.
- La présidence tchèque de l’Union elle, convoque d’ores et déjà les ambassadeurs des 27 à Bruxelles lundi pour une réunion extraordinaire afin de se pencher sur ce différend gazier.
- L’Europe de l’est fait en attendant les frais, à l’instar de la Roumanie qui fait état d’une chute de 30% à 40% de ses approvisionnements en gaz. Un conseiller présidentiel ukrainien à l’énergie prédit que les consommateurs européens connaîtront des pénuries dans les 10 à 15 prochains jours si le conflit du gaz entre Moscou et Kiev n’est pas résolu d’ici là.