Constitution consensuelle: rivalité entre le pouvoir et l’opposition
La rapidité ayant marqué le projet de la révision de la Constitution cache une rivalité non déclarée entre le pouvoir et l’opposition qui a opté pour la transition démocratique. Une coordination créée la fin du mois écoulé par les leaders de la coordination nationale des partis politiques et personnalités pour le boycott de la présidentielle du 17 avril.
Il est prévu que la Présidence enverra, la semaine prochaine, des copies de l’avant-projet de la révision de la Constitution émises par le président de la commission d’experts chargée d’élaborer un avant-projet de loi sur la révision constitutionnelle, Azouz Kerdoune, à l’ensemble des partis politiques, afin de préparer les consultations pour la révision de la Constitution qui seront menées par Ahmed Ouyahia. En effet, le ministre d’Etat et directeur de cabinet du Président a été chargé par Abdelaziz Bouteflika de conduire sous son autorité les discussions sur la future Constitution.
Il est à noter que les consultations commenceront en juin prochain, mais avant cela, les partis politiques, personnalités nationales et les associations seront destinataires des propositions d’amendements dégagées par la commission d’experts sur la révision de la Constitution à la mi-mai.
Ce nouveau processus vise à élaborer «une Constitution consensuelle». Une promesse lancée récemment par le président de la République qui s’est engagé à relancer le chantier des réformes politiques afin de renforcer l’entente nationale.
Par ailleurs, les partis de l’opposition, regroupés notamment au sein de la coordination pour les libertés et la transition démocratique, ont déjà annoncé qu’ils ne prendront pas part aux consultations prévues pour la révision de la Constitution.