CPI: inculper Béchir compromettrait la paix au Darfour (ministre algérien)
La demande de la Cour pénale internationale (CPI) d'inculper le président soudanais Omar El-Béchir compromettrait la paix au Darfour, selon le ministre algérien des Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel, cité mardi par le quotidien gouvernemental El Moudjahid.
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Si elle était entérinée, la demande du procureur de la CPI à l’encontre du président soudanais Omar El-Béchir “compromettrait le processus de règlement politique et pacifique au Darfour”, a déclaré M. Messahel lundi à Addis Abeba lors de la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA).
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Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a demandé le 14 juillet un mandat d’arrêt contre le président Omar Hassan el-Béchir pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, région de l’ouest du Soudan, en guerre civile depuis 2003.
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M. Messahel a estimé que cette décision constituait “un précédent grave qui peut ouvrir la voie au changement anticonstitutionnel de gouvernement au Soudan”.
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M. Messahel a insisté sur “la lutte contre l’impunité et la préservation des droits de l’homme au Soudan”. Il s’est félicité des “engagements pris par le gouvernement soudanais de poursuivre les processus déjà engagés par les juridictions nationales à propos des violations constatées au Darfour”.