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Des activistes plaident pour défendre les prisonniers algériens en Irak

الشروق أونلاين
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D.R

Des activistes ont plaidé pour la mise en place d’une commission nationale regroupant juristes, diplomates, activistes politiques pour suivre les affaires des prisonniers algériens,détenus dans les pays avec lesquels l’Algérie n’a pas conclu d’accord d’échange de prisonniers.

Selon eux, l’absence d’accords d’échange de prisonniers rend difficile, voire complexe le travail de la défense des prisonniers algériens.

Pour eux, le cas des Algériens incarcérés dans les geôles irakiennes impose de s’unir et de les défendre auprès des autorités responsables et loin des tribunaux.  

L’expert en droit international et ancien membre du Conseil de la nation, Souilah Boudjemaâ a déclaré à Echorouk que la défense des prisonniers algériens détenus en Irak est impuissante à cause de l’absence d’accord d’échange de prisonniers, elle n’ouvre pas le droit de s’immiscer dans le système judiciaire irakien.

Souilah Boudjemaâ évoque également d’autres démarches, telles la réaction des défenseurs des droits de l’homme et de la société civile dans le cadre du respect des textes de loi liés aux droits de l’homme, ou par l’exercice d’une pression sur les autorités algériennes en vue d’agir et chercher des voies de dialogue afin d’aboutir à une solution.  

De son côté, Me Zahia Mokhtari s’est insurgée contre le mutisme des associations des droits de l’homme algériennes vis-à-vis la souffrance des prisonniers algériens en Irak, et appelé à organiser une action de contestation et les avocats à s’unir pour s’entretenir avec les diplomates et les politiques sur ce sujet. Me Mokhtari a ajouté que le code de procédures pénales de tout pays exige de prévenir les membres de la famille d’un prisonnier étant sous le coup d’une peine de mort, la défense ainsi que les imams avant d’être exécuté.

D’après elle, ce qui s’est passé à certains détenus algériens est une violation flagrante de la loi, ajoutant qu’il y a des démarches à entreprendre par le syndicat des avocats algériens pour assister les prisonniers en question, et ce dans le respect des lois relatives aux droits de l’homme.

Me Amar Hamdini, avocat près la Cour suprême, a souligné pour sa part que l’avocat en Algérie n’a aucun droit d’obliger des instances judiciaires irakiennes d’annuler la condamnation, mais il est, en revanche, dans le droit de déposer plainte et de tenir informées les autorités irakiennes sur la situation des proches des détenus en question.  

Pour Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) a indiqué à Echorouk que les causes d’absence d’accord d’échange de prisonniers entre l’Algérie et les pays du Golfe sont inconnues des associations des droits de l’homme algériennes et que la position de ces dernières vis-à-vis des prisonniers est purement humaine, estimant que l’affaire relève du ministère des Affaires étrangères.

«Nous ignorons totalement la situation des prisonniers algériens en Irak, notamment après la détérioration de la situation sécuritaire dans ce pays, et nous n’avons pas d’informations sur eux ce qui rend si difficile leur situation», ajoute Me Ksentini.  

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