Des députés appellent à l'amendement de la loi électorale de 2007
Des membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont appelé à des amendements profonds sur la loi électorale pour faire face à la fraude électorale. Ces élus ont ainsi proposé de consacrer les têtes des listes électorales des différents partis politiques aux jeunes et aux femmes…
Les membres de l’APN proposent en outre de dispenser tous les partis politiques, notamment les « petits » de collecter des signatures comme condition préalable avant de participer aux rendez-vous électoraux.29 députés appartenant à différents partis politiques ont appelé dans un communiqué à apporter des amendements à la loi électorale de 2007 dans les plus brefs délais pour mettre un terme à la fraude électorale, d’un côté, et afin d’agréer de nouveaux partis politiques d’un autre côté. Il est question également, estiment ces élus, de mettre un terme au monopole imposé par neuf (9) partis politique sur certaines institutions. Les partis politiques montrés du doigt par les signataires du communiqué sont le FLN, RND, MSP, FFS, RCD, FNA, le PT, Enahda et el Islah. Ces formations politiques, ajoutent les signataires, sont dispensées de l’exigence de la récolte des signatures avant de prendre part aux rendez-vous électoraux.
Les députés en question ont par ailleurs critiqué les conditions exigées par la loi électorale de 2007 des candidats indépendants. Selon eux, ce type de candidature, est quasiment impossible, parce que la loi en question exige des candidats indépendants de récolter un très grand nombre de signatures pour pouvoir participer aux élections. Les signataires du communiqué refusent ainsi d’exploiter la loi électorale de 2007 pour porter atteint au pluralisme politique, aux principes du changement et la marginalisation des franges des femmes et des jeunes.
Le communiqué dont une copie a été remise au bureau de l’APN, comporte cinq (5) amendements. Il s’agit notamment de placer des femmes dans les têtes des listes électorales, lors des élections locales et législatives, encourager les candidatures de la frange d’age allant de 28 à 45 ans lors des élections locales et législatives, l’obtention d’aux moins 50 % des candidats aux élections locales d’un diplômes universitaires, et d’aux moins 70% des candidats aux élections législatives. Enfin ils exigent la suppression de la condition de récolte de signatures pour les petites formations politiques comme condition préalable avant de prendre part aux élections.