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Des députés demandent l'appui des sénateurs pour bloquer «le code pénal» !

الشروق أونلاين
  • 1957
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D.R

Des députés opposés aux amendements au nouveau code pénal, relatifs aux violences faites aux femmes, ont adressé aux membres de la Chambre haute du Parlement leur demandant de ne pas les adopter et mettre pression sur le gouvernement en vue de retirer les articles qui fâchent.

Les députés prévoient ensuite l’ouverture d’un débat pour éviter la dislocation de la famille algérienne, en jugeant illégale l’adoption dudit code à l’hémicycle pour l’absence du quorum, selon eux.  

Le député Alliance pour l’Algérie Verte (AAV), Abdenasser Hamdadouche, a révélé une démarche initiée par les députés qui se sont opposés aux amendements au code pénal, en sollicitant les sénateurs de bloquer le projet de loi et amener le gouvernement à revoir les amendements en question de sorte qu’ils soient adaptés à la situation actuelle et conformes avec la Constitution qui proclame que l’Islam et la religion de l’Etat.

Hamdadouche a dit, par ailleurs, que ce qui le frappe n’est pas seulement la discrimination incluse dans ces amendements, mais aussi la manière qu’il juge illégale avec laquelle a été adopté le projet de loi, en raison de l’absence du quorum. Selon lui, il n’y avait en effet que 180 députés lors de la séance du vote, alors que les sièges vides ont été occupés par les fonctionnaires du Parlement. Du coup, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, a annoncé que le quorum était atteint avec la présence de 234 députés.

Il a parlé d’un scandale retentissant, celui de faire appel à des fonctionnaires pour remplir les sièges vides.  

Le chargé de communication d’AAV a appelé les sénateurs à écouter l’opinion publique, qui a affiché son refus à ces amendements, ainsi qu’à rattraper la situation par la non-adoption du projet de loi qui sera présenté prochainement pour adoption au Conseil de la nation, sachant de nombreux activistes, associations, juristes, y compris l’Association des oulémas musulmans s’y opposent. Cette dernière a, d’ailleurs, exhorté toute personne jalouse de la religion et de la société à agir.  

La loi prévoit une peine allant jusqu’à 20 ans de réclusion à l’encontre de quiconque porte volontairement des coups à son conjoint, voire la réclusion à perpétuité en cas de décès, comme elle prévoit pour la première fois des peines allant de 2 à 6 mois d’emprisonnement assorties d’amendes -dont le montant n’est pas encore fixé- pour harcèlement. Des amendements qui ont suscité un débat houleux, dont des juristes ont parlé de discrimination et de tentatives d’accorder des «pouvoirs» à la femme au détriment de l’homme.

Si les représentantes de la gent féminine ne se sont pas exprimées sur le sujet, ce n’est pas le cas de la députée FLN, Asma Benkada, qui a même réclamé haut et fort le droit de la femme de fréquenter les cafétérias sans autant demander d’autorisation.

Des hommes religieux ont dit, de leur côté, que le gouvernement aurait tort d’avoir proposé de tels amendements.  

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