Des réserves régionales pour parer (enfin) aux pénuries
Des réserves régionales en eau seront mises en place afin de parer à toute éventualité et alimenter l'ensemble des wilayas du pays, c’est ce qu’a annoncé hier à Ain Témouchent, M. Abdelmalek Sellal ministre des Ressources en eaux.
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Animant un point de presse à l’issue de sa visite de travail dans la wilaya, le ministre a précisé que ces réserves reposent sur des grands barrages qui seront interconnectés avec les autres ouvrages et réseaux des wilayas.
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C’est le cas, a-t-il indiqué, du barrage de Beni Haroun, d’une capacité de 570 millions de mètres cubes pour l’est du pays et de Taksebt (670 millions de m3) et qui a été mis en eau pour le centre.
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Pour la région de l’ouest et en l’absence d’un grand barrage, une étude sera lancée pour le transfert des eaux du sud du pays qui seront renforcées par des apports de ressources hydriques des wilayas de M’sila et de Tiaret, a souligné le ministre .
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“Il s’agira pour nous de réaliser une dorsale ou une rocade de l’eau pour assurer une sécurité d’approvisionnement de l’ouest du pays”, a-t-il déclaré, rappelant qu’au début du mois de novembre, le taux moyen de remplissage des barrages du pays était est de l’ordre de 47,90 pour cent.
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Par ailleurs et concernant les apports des stations de dessalement, M. Sellal a indiqué que celle de Chatt El Hillal, en cours de réalisation à Beni Saf, permettra, dès le mois d’avril 2009, d’assurer l’alimentation H24, des villes de Ain Témouchent et de Beni Saf, “ce qui réglera définitivement les problèmes d’eau potable de ces deux grandes agglomérations de la wilaya”.
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Le transfert du barrage de Hammam Boughrara vers la station de Dzioua qui alimente, actuellement, Ain Témouchent, sera réservé à l’amélioration de la situation, notamment, pour la ville d’Oran.
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“Les 200.000 m3 produits par la station de dessalement seront dirigées vers des réserves supplémentaires de 10.000 m3 chacun, à réaliser à Ain Témouchent (03) et Beni Saf (01)”, a-t-il indiqué.
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S’agissant de l’épuration et la récupération des eaux usées destinées à l’irrigation, le ministre a mis l’accent sur les efforts consentis par les pouvoirs publics dans ce domaine par la réalisation de stations d’épuration et de lagunes. Ces dernières ont permis de faire passer les volumes traités de 90 millions de m3 en 1998, à 750 millions de m3 cette année.
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“Nous envisageons d’atteindre les 900 millions de m3 à fin 2010”, a-t-il enfin ajouté.