Des universitaires impliqués dans diverses affaires derrière les barreaux
Le phénomène d’appartenance d’universitaires à des groupes terroristes et leurs implications dans diverses affaires comme, le vol, l’agression et le trafic d’armes ne cesse de prendre de l’ampleur ces dernières années.
Des détenteurs du diplôme du baccalauréat impliqués dans des affaires liées à la criminalité sous toutes ses formes. Une situation qui mérite d’être résolue en urgence, avant que l’Université ne se transforme à des espaces pour criminalité et autres fléaux sociaux qui prennent de proportions très alarmantes au sein de la société algérienne.
Deux étudiants en Droit falsifient des cartes d’entrée à la résidence d’Etat au club des Pins
Le tribunal de Chéraga à Alger, a prononcé l’acquittement de deux étudiants en Droit, accusés d’avoir fait usage du faux pour s’introduire dans la résidence d’Etat au club des Pins, avec des cartes falsifiées.
Interceptés à l’entrée de la Résidence, ces deux universitaires auraient avoué que leur curiosité, les a menée à donner deux millions de centimes à un inconnu, en contrepartie de laisser entrer dans la Résidence afin de savoir comment elle est faite de l’intérieur.
Les deux universitaires auraient également avoué qu’ils ne savaient qu’il ne s’agit pas de cartes falsifiées.
Un candidat au baccalauréat accusé d’avoir volé des ordinateurs d’un lycée
Le tribunal de Bir Mourad Rais à Alger, a condamné un lycéen, candidat au baccalauréat, et un ami à lui à une année de prison ferme, pour vol et préjudice causée au lycée, où il étudie le premier.
Le gardien de l’établissement aurait aperçu l’un des mis en cause briser la fenêtre du bureau de la directrice, avant de prendre la poudre d’escampette.
Lors de l’audience, l’avocat des deux mis en cause, aurait plaidé l’allègement des peines du fait que ses clients n’étaient pas de repris de justice.
Un élève et deux étudiants impliqués dans la mobilisation des jeunes pour rejoindre Al-Qaïda
Le tribunal criminel près la cour d’Alger, a élucidé l’affaire à laquelle sont impliqués un lycéen originaire de la wilaya de Sétif, et deux universitaires aux Sciences islamiques et la charia accusés d’avoir mobilisés des jeunes pour rejoindre le groupe Al-Qaïda en Iraq.
Afin de pouvoir les envoyer en Iraq, les accusés dans cette affaire auraient pris contact avec « Abdelaziz », étudiant à l’Université Emir Abdelkader de Constantine qui nouait d’étroites relations avec des leaders du mouvement Al-Qaïda, lequel a été chargé d’assurer le transport de tous les désireux de partir pour le jihad (combat) en Syrie.
Le mis en cause qui répond aux initiales « M.H », étudiant à l’Université de Batna, a reconnu les faits et d’être parti pour Constantine, où il a été présenté par certains étudiants originaires de Batna à « Z.A », qui travaillait pour AQMI et lui demandé de l’aider à enrôler des jeunes de M’Sila pour exécuter des attentats kamikazes contre les forces américaines.
Après une condamnation dans un premier temps à 15 ans de prison par le procureur général, les accusés dans cette affaire ont été finalement acquittés.
Condamnation d’un étudiant accusé de vol d’un sac à main
Un étudiant à la faculté du Commerce, a été condamné par le tribunal de Bir Mourad Rais, à deux mois de prison ferme pour vol d’un sac à main d’une jeune fille, incluant une somme d’argent et deux téléphones portables, avec usage de force.
Ayant regretté d’avoir commis cet acte, le mis en cause aurait plaidé grâce auprès de la juge.
Bien qu’il bénéficie de la grâce de la victime, le procureur de la République a requis une année de prison ferme contre l’étudiant en question.
Des étudiantes dans des réseaux de prostitution
Un réseau spécialisé dans la prostitution, guidé par un ressortissant libanais avec la complicité des enseignants universitaires a été démantelé.
Des étudiantes résidant dans des cités universitaires ont rejoint des réseaux de prostitution, pour devenir avec gré et avec force des prostituées.
Ces dernières, selon les enquêtes menées par les services de sécurité, perçoivent des primes allant jusqu’à deux millions de centimes en parvenant à convaincre d’autres étudiante à exercer le plus vieux métier du monde.
Un étudiant universitaire condamné pour consommation de drogue
Un étudiant universitaire intercepté par les services de sécurité en sa possession une quantité de kif prête à être consommée, a plaidé grâce auprès du tribunal de Bir Mourad Rais.
Il est à noter que le procureur de la République a requis à son encontre une peine de 6 mois de prison ferme, mais la juge l’a condamné à payer une amende d’un million.
Un universitaire dérobe 200 millions de centimes de 9 bureaux de poste à Alger
Le tribunal de Chéraga à Alger, a condamné un étudiant universitaire à 8 ans de prison ferme et ses deux acolytes à 7 ans de prison chacun, pour avoir dérobé une somme de près de 200 millions de centimes dans 9 bureaux de poste à Alger.
Les mis en cause ont été accusés de constitution de groupe de malfrats, du fau x et d’usage du faux.
Agis sur information, les services de sécurité auraient appris qu’un étudiant aurait dirigé un groupe spécialisé dans des opérations de vole aux niveau de bureau de poste de Place des Martyrs, Ain Naâdja, Ain Taya, Kouba, Ain Benian, Ben Aknoun, Sidi M’hamed, Bir Khadem et Chéraga.
Il convient de souligner que dans cette affaire dont Algérie Poste s’est constituée partie civile, les accusés utilisent des chèques en blanc et des cartes nationales d’identités falsifiées pour retirer des sommes allant de 10 à 20 millions de centimes.
La famille estudiantine réclame plus de sécurité à l’enceinte de l’Université
Lors d’une visite de terrain effectuée par Echorouk dans différentes facultés de l’Université d’Alger, notamment celles des Sciences politiques et de l’Information, te de l’INPS, les étudiants interviewés s’accordent à dire qu’ils font l’objet de vol de téléphones portables et leurs sacs et cartables à l’intérieur même de l’Université.
A Bouzaréah, un étudiant qui s’appelle « Djamel » rencontré juste à l’entrée de cette faculté nous a témoigné que le vol et les harcèlements sexuels prennent des proportions alarmantes.
Du coup, l’étudiant nous a dit avoir pris contact avec ses collègues afin de renforcer la sécurité et le contrôle afin de ne laisser plus jamais ceux qui fréquentent ladite université s’y introduire avec de la drogue et des armes blanches.
D’après les témoignages recueillis, les futurs cadres de l’Etat tirent la sonnette d’alarme quant à l’état d’insécurité et à la propagation de différents phénomènes lesquels les guettent et influent négativement sur les résultats obtenus au cours de leur cursus universiataire.
La GN communique un chiffre de 245 étudiants impliqués dans des affaires de criminalité
245 étudiants, tel est le nombre communiqué par le commandement de la Gendarmerie nationale, dont ses services auraient mis la main janvier dernier sur ces étudiants impliqués dans de multiples affaires criminelles.
Des centaines d’universitaires ont été arrêtés pour leur implication dans des affaires liées notamment au trafic d’armes, au saccage des biens, des agressions à l’encontre des personnes, l’usage du faux , le trafic de drogue et l’immigration clandestine.
L’UGEL organise une semaine de sensibilisation sur les « belles mœurs »
Le secrétaire général de l’Union générale des étudiants libre, Mustapha Nouassa a considéré que le nombre étudiants impliqués dans des affaires de crime et infime par rapport au nombre que contien l’Université algérienne.
Néanmoins, le secrétaire général de l’UGEL a dit qu’il appartient au ministère de tutelle d’œuvrer et enquêter sur les raisons ayant favorisé la propagation de ce phénomène ces dernières années.
L’interlocuteur a ajouté que ce seraient pour des raisons purement personnelles qu’un étudiant commette un tel acte, y compris ses conditions sociales.
Il a également dit qu’un étudiant, de par son niveau intellectuel et culturel, ne doit être à aucun cas céder à ses sentiment qui pourraient ternir son devenir scolaire et professionnel.