Deschamps critique l’arbitrage après l’élimination de la France face à l’Espagne
L’équipe de France a été éliminée ce mardi en demi-finale de la Coupe du monde 2026 après sa défaite 2-0 face à l’Espagne à Dallas, un revers que Didier Deschamps a attribué en priorité aux insuffisances de son équipe, tout en mettant en cause le niveau de l’arbitrage.
« C’est beaucoup de déception, les joueurs sont anéantis. On avait beaucoup d’ambitions, mais il faut reconnaître qu’on était un ton en dessous aujourd’hui, sur le plan technique notamment », a déclaré le sélectionneur des Bleus au micro de M6.
« C’est d’abord de notre faute mais je pose une question, à laquelle je ne vais pas répondre : l’arbitre avait-il le niveau d’une demi-finale de Coupe du monde ? Ce n’est pas parce qu’on a perdu que je dis ça. Il y a eu pas mal de situations », a-t-il ajouté.
L’Espagne plus efficace
La Roja a ouvert le score à la 22e minute sur un penalty transformé par Mikel Oyarzabal après une faute de Lucas Digne sur Lamine Yamal.
Dominés dans la maîtrise du ballon et le pressing, les Bleus n’ont cadré aucun tir en première période.
Au retour des vestiaires, Pedro Porro a doublé la mise à la 59e minute après un une-deux avec Dani Olmo. Un troisième but inscrit par Lamine Yamal a ensuite été refusé pour une position de hors-jeu.
Didier Deschamps a tenté de relancer son équipe avec plusieurs changements, faisant entrer Manu Koné, Désiré Doué, Rayan Cherki et Théo Hernandez. Malgré plusieurs occasions de Kylian Mbappé et de Doué, les Français n’ont jamais réussi à réduire l’écart.
À la 86e minute, Mbappé a reçu un carton jaune après un accrochage avec le gardien espagnol Unai Simón.
Titulaire pour cette rencontre, le capitaine des Bleus a disputé son 21e match de Coupe du monde, établissant un nouveau record de sélections françaises dans la compétition, devant Hugo Lloris, selon Opta.
Les Bleus reconnaissent leurs insuffisances
Didier Deschamps a estimé que son équipe avait été dominée par une Espagne supérieure.
« Il faut l’accepter, même si ça fait mal. C’était la dernière étape avant la finale (…) Sur ce match, l’Espagne a montré quelque chose de plus », a-t-il déclaré, évoquant également la sortie sur blessure de William Saliba parmi les éléments ayant compliqué la rencontre.
Entré en cours de jeu, Rayan Cherki a lui aussi reconnu la supériorité de la Roja.
« C’est très difficile (…) Ce soir, ils ont été meilleurs que nous », a déclaré le milieu offensif, estimant que « la seule équipe qui nous a battus, c’est nous-mêmes ».
Interrogé sur l’arbitrage, Cherki a relativisé son impact sur le résultat.
« Oui, l’arbitre n’a pas été au niveau, mais (…) il ne nous a pas enlevé de but. Si on avait été meilleurs, on aurait gagné le match », a-t-il affirmé.
Le défenseur Maxence Lacroix a également reconnu les limites de son équipe.
« On aurait dû faire mieux sur certaines phases, techniquement avec le ballon (…) Défensivement, on aurait dû être plus costauds », a-t-il déclaré, tout en soulignant que les Bleus pouvaient « partir la tête haute » au regard de leur parcours.
Mbappé pointe les erreurs techniques
Kylian Mbappé a estimé que la France n’avait « pas fait le match » qu’elle devait produire pour espérer atteindre la finale.
« On n’a pas mis tous les ingrédients pour aller en finale », a déclaré l’attaquant, regrettant « trop d’approximations techniques » et un pressing insuffisant face à une équipe espagnole qui « aime contrôler le ballon et le tempo du match ».
Selon lui, les Bleus ont également souffert d’un manque de communication dans leur pressing et n’ont pas su exploiter leurs récupérations de balle.
« Même quand on récupérait les ballons, les premières passes, les premières touches n’étaient pas dignes d’une demi-finale de Coupe du monde », a-t-il ajouté.
L’attaquant a reconnu une « grande déception » avant d’assurer qu’il faudrait « relever la tête, partir en vacances et passer à autre chose ».
Cette demi-finale constituait une première pour l’équipe de France, qui disputait un match un 14 juillet, jour de la fête nationale. Une minute de silence a été observée avant le coup d’envoi en hommage aux victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016.
Pour la troisième année consécutive après l’Euro et la Ligue des nations, la France et l’Espagne se disputaient une place en finale d’une grande compétition internationale.
Championne d’Europe en titre, la Roja signe une troisième victoire consécutive face aux Bleus et se qualifie pour la finale de la Coupe du monde 2026.
La France, qui visait une troisième finale mondiale consécutive après 2018 et 2022, disputera désormais le match pour la troisième place.