Echourouk rend hommage à Mouloud Kacem Nath Belkacem
L’hôtel Hilton a abrité durant la soirée de dimanche dernier une cérémonie, organisée par le quotidien Echourouk, en l’honneur de feu Mouloud Kacem Nath Belkacem, en présence du fils du défunt, à savoir Jugurtha, et ses amis et un grand nombre de ceux qui l’ont connu, dont Abdelhamid Mehri, le président du haut conseil islamique et le président du haut conseil de la langue arabe.
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Cette initiative lancée par Echourouk depuis le début du mois de ramadhan dernier, durant lequel on a honoré plus de 20 savants Algériens qui sont toujours en vie, le premier était le savant Cheikh Abderrahmane El Djilali et le dernier l’écrivain, auteur de cent et un livre, Cheikh Mohamed Salah Seddik, et d’autre noms qui ont été honorés.
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Une autre initiative a été lancée par le quotidien Echourouk, à savoir honorer les familles de savants, de scientifiques et de penseurs Algériens, partis pour l’éternité mais ont laissé leurs touches dans le registre de l’histoire d’Algérie rempli d’accomplissements. Parmi ceux là, feu ministre, grand penseur Belkacem Nath Belkacem, qui vient en tête de ces noms du fait qu’il réunit différentes caractéristiques.
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Tous ceux qui ont apporté leurs témoignages, jusqu’à une tardive de la soirée, ont été unanimes à dire que l’homme était un exemple en termes d’humilité, de qualification et capacité dans la gestion. C’est l’un des hommes dont les réalisations doivent être transmises aux générations et leurs consacrer des forums et des journées d’étude pour débattre ces idées et ses positions qui ont été marquées par des lettres en or.
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Allocution du Président Directeur Général de Echourouk
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Rendre hommage à Mouloud Kacem Nath Belkacem est un hommage au savoir et aux savants
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Le directeur général du quotidien Echourouk, Ali Fodhil, a déclaré, lors de son allocution d’ouverture prononcée à l’occasion de l’hommage rendu au penseur Algérien, feu Mouloud Kacem Nath Belkacem, représenté par sa famille, que rendre hommage à une personnalité nationale gravée dans l’histoire et la mémoire de l’Algérie avec des lettres en or, est un hommage pour tous les penseurs et savants qui se sont sacrifiés pour l’Algérie. Le directeur a ajouté que l’hommage en lui-même est une célébration de l’un des piliers du savoir, et il a ajouté «Le quotidien Echourouk a eu l’honneur de recevoir des amis du défunt Belkacem Nath Belkacem, de savants, penseurs et de professeurs qui nous ont raconté des souvenirs sur cet homme qui a réunit le savoir..l’islam et le nationalisme.
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Le quotidien Echourouk poursuivra son chemin pas à pas afin d’enlever la poussière sur les trésors de l’Algérie de savants, penseurs et d’hommes pour se les rappeler et poursuivre le chemin de la pensée, du savoir et de sacrifice pour l’Algérie … »
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Docteur Jugurtha, fils du défunt Nath Belkacem
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« Echourouk nous a donné du baume au cœur, et a relancé à nouveau la mémoire de mon père »
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Le fils du penseur Algérien Mouloud Kacem Nath Belkacem, docteur Jugurtha a manifesté sa grande joie quant à l’hommage rendu à son père par le quotidien Echourouk, considérant que cet événement est une relance des idées et des mémoires de son père après 17 ans après son décès. Jugurtha, venu spécialement de Paris pour assister à la cérémonie, a dit « l’hommage rendu pour mon père par Echourouk a donné du baume aux cœurs de toute la famille, et je parle aujourd’hui de mon père sur le plan éducatif, son cœur était fier grandement fier de l’islam et de l’arabe sur lesquels on est élevés depuis notre enfance, il nous a appris à être fier de l’histoire d’Algérie, et c’est pour cela qu’il m’a donné le prénom de l’une des figures de l’histoire, à savoir jugurtha. Je remercie toute l’assistance de cette cérémonie, de professeurs de mon père et de ses compagnons, et je tiens à remercier encore une fois le quotidien Echourouk pour lequel je suis content pour son tirage à 800 milles exemplaires, et c’est ça la fierté de l’Algérie… »
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Positions dans la vie de Mouloud Kacem
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Mouloud Kacem a surpris tous ceux qui l’ont connu quand il a donné de Jugurtha à son fils, mais Mouloud Kacem était inébranlable, bien au contraire il leur a répondu quand il avait décidé de mettre la photo de Jugurtha sur la première page du premier numéro de la revue Al Assala.
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Quand Mouloud Nath Belkacem a orné le premier numéro de la revue Al Assala avec la photo de Jugurtha pour expliquer le rallongement de l’état Algérien et son fils est né et l’a appelé Jugurtha, on lui a dit « Tu es devenus mécréant monsieur le ministre des affaires religieuses », et Djamel Abdenasser leur a rétorqué quand il avait construit la première voiture Egyptienne, il l’a appelée « Ramsès ».
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Mouloud Kacem refusait de signer les documents et de lire les correspondances rédigées en français, cela était comme une tempête pour les institutions gouvernementales, et Mouloud n’a pas changé d’avis même avec l’intervention du président Boumediene, alors le gouvernement, selon le professeur Bel Allam, a acheté des machines.
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A cause de son nationalisme, Mouloud Kacem a eu une dispute avec un étudiant Saoudien en 1972, et qui lui a dit qu’on est venu parler de l’islam et non pas de l’Algérie, alors Mouloud lui rétorqua « Tu dois rester la bas en Arabie Saoudite et ne viens pas en Algérie si tu ne veux pas entendre l’histoire d’Algérie ».
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Le penchant de Mouloud Kacem à la musique classique a sauvé la délégation Algérienne et a démontré que Boumediene maîtrisait cet art et suivait l’opéra Pitter Fly, mais Mouloud Kacem a montré une grande maîtrise en étant au courant de tous les détails concernant les opéras, et c’est pour cela que Boumediene lui demandait de lui expliquer en détail dans cet opéra, et ce lors de sa visite à sarajevo.
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Mouloud Nath Belkacem n’aimait pas utiliser l’expression « l’Algérie a eu son indépendance » ou « a obtenu son indépendance », et il dit toujours que l’Algérie a reconquis sa souveraineté, et si on dit « l’Algérie a eu … » cela veut dire qu’avant cette date là, l’Algérie n’était pas indépendante, et ne sera pas un état et une histoire, mais il dit que ce qui est sûr c’est que l’état a existé depuis Massinissa et bien avant.
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Le président français Giscard Destain a utilisé, lors d’une de ses visites, une expression dévalorisant l’Algérie, alors Mouloud Kacem a soufflé à l’oreille de Boumediene et il lui dit « Ils sont en train de nous dénigrer monsieur le Président »