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Education: le bras de fer perdure entre les contractuels et la tutelle

الشروق أونلاين
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D.R
Les manifestants s’assoient à même le sol

Après avoir entrepris plusieurs actions de contestation, entre autres des rassemblements devant les sièges des directions d’éducation, environ 1.000 enseignants contractuels ont décidé d’entamer une grève de la faim.

Il semble que la voix des contractuels ne trouve d’écho escompté. Ayant entamé une énième action de contestation dans le but d’arracher leur revendication principale, à savoir l’intégration sans condition et sans  concours, les manifestants ayant organisé une marche imposante depuis Béjaïa ont été stoppés par les forces de l’ordre au niveau de la ville de Boudouaou à l’ouest de la wilaya de Boumerdès, soit à 60  kilomètres de la capitale.

Les contractuels refusent le dialogue

Arrivés à Boudouaou, les centaines de manifestants venus des différentes wilayas du pays ont été empêchés par un imposant dispositif sécuritaire de poursuivre leur « marche de dignité » vers Alger.

En parcourant des dizaines de kilomètres, plusieurs enseignants épuisés mais déterminés d’y aller jusqu’au bout se sont allongés à même le sol. Parmi eux, une enseignante de langue française, la vingtaine, assise sur une chaise roulante a dit s’être fait délivrer un certificat médical de 30 jours d’incapacité après avoir été frappée lors du sit-in tenu, voici quelques semaines à Alger. Ayant toujours cru à leur revendication, cette enseignante, « Fella. Dj » est déterminée de poursuivre sa grève de la faim en dépit de son état de santé.

Une autre enseignante de la langue anglaise, originaire de la wilaya de Relizane et mère de trois enfants,  a tenu elle-aussi à rejoindre ses collègues. Après avoir eu des entretiens avec la délégation ,dépêchée dimanche à Boumerdès, et composée du chef de cabinet de la ministre d’éducation, conseiller de la ministre de l’éducation et le DRH, les directeurs d’éducation de Boumerdès, Annaba et Alger, elle a déclaré à Echorouk  que le dialogue a été rompu dès que ces derniers ont annoncé que l’intégration sans concours est impossible, et que la ministre est prête en revanche à intervenir auprès de la direction générale de la Fonction publique afin que l’expérience professionnelle soit notée sur 5 points et non 3.

Ce que les enseignants ont rejeté et décidé de continuer leur contestation jusqu’à la satisfaction de leur revendication, selon notre interlocutrice qui ajoute que les menaces de Benghebrit ne leur font pas peur. 

De son côté, la ministre de l’éducation a exhorté les enseignants de regagner leurs postes et reprendre le travail tout en leur promettant que le concours de recrutement de 28.000 enseignants prévu le 30 de ce mois en cours se fera en toute transparence. 

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