L’ex-chef de l’AIEA qui vient de se prononcer au sujet de la succession de Hosni Mobarek a déclaré, jeudi, être « prêt à agir de manière pacifique et organisée pour changer la constitution. Je travaillerai avec le peuple » affirmant son projet de briguer la présidence Égyptienne en 2011. Cette intention lui a, d’ailleurs, valu de véhémentes attaques de la presse Égyptienne qui s’est déchaînée contre lui l’accusant même de vouloir porter un « coup d’État constitutionnel » et lui reprochant « sa » nationalité suédoise, que El Baradei a vite démenti. Traité de « président importé qui profiterait de l’argent des Américains » El Baradei a même suscité le commentaire du secrétaire d’État chargé des Affaires juridiques, Moufid Chehab, qui a déclaré que « M. El Baradei aurait tort de penser à une candidature ». L’OPA entreprise par le pouvoir en place a réduit l’opposition égyptienne qui a du mal à faire entendre sa voix. Les Frères musulmans, seule opposition en Égypte connaît de mauvais jours et vit une profonde crise larvée en son sein et dont certains membres ont été arrêtés. Les autres formations politiques d’opposition demeurent éparpillées et peinent à trouver une consensuelle coalition.