El Khatib: « Chadli avait ordonné d’écrire l’Histoire d’Algérie, hommes influents s’y étaient opposés »
Le colonel Youcef El Khatib, connu sous le nom de « Si Hassen », a affirmé que la préservation de l’histoire de la guerre de Libération nationale est la responsabilité de tous, particulièrement de l’Etat algérien.
Le colonel El Khatif a indiqué avoir tenté,vainement, d’obtenir une partie des archives de la Révolution algérienne qui se trouvent au Centre national des archives, en raison de l’opposition de certaines parties et avoir formulé la même demande à certaines parties françaises.
Dans une déclaration à Echorouk, en marge d’une conférence historique sur les manifestations du 11 décembre 1960 qu’il a donnée, mercredi, en compagnie d’un nombre de moudjahidine au CEM « Yahia Maaziz » à Alger, Youcef El Khatib s’est dit prêt d’aller en France, pour ramener les archives de la Révolution algérienne du 1er novembre 1954, afin d’écrire l’histoire de la Révolution algérienne qui reste inconnue.
Notre interlocuteur a ajouté, à ce sujet, que le feu Chadli Benjedid, alors président de la République, avait ordonné l’entamer des travaux de recherche et des ateliers pour écrire l’histoire de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954. « Des responsables de la wilaya IV et moi avions tenu à l’époque des conférences et des réunions sur le sujet et avions divisé l’histoire de la Révolution en quatre périodes: la première s’étend de la préparation au jour du déclenchement de la Révolution (1er Novembre 1954), la deuxième allant de 1954 à 1956 (marquée par la tenue du congrès de la Soummam 20 août 1956), la troisième allant de 1956 à la fin de l’an 1958 et la quatrième de 1959 à 1962 (proclamation de l’Indépendance), mais ces travaux n’étaient pas allés jusqu’au bout suite à une opposition et des ordres venus d’en haut », regrette-t-il.
Quant à la création de « la Fondation pour la préservation de la mémoire de la wilaya IV historique », El Khatib a dit avoir demandé lui et un nombre de moudjahidine depuis 1962 à l’Etat d’écrire l’Histoire d’Algérie pour être connue et transmise aux générations futures, mais aucune démarche sérieuse ne va dans ce sens, surtout avec le recul de l’Organisation des moudjahidine dans ce rôle bien précis.
« Avec l’adoption de la loi sur les associations, poursuit-il, j’ai saisi cette occasion pour créer la Fondation pour la préservation de la mémoire de la wilaya IV historique en m’étant témoin d’importants événements qu’a connus la wilaya ».
Par ailleurs, il a fait savoir que la Fondation ne reçoit pas le soutien de l’Etat et qu’elle fonctionne à l’aide des cotisations des moudjahidine. A ce titre, il a appelé l’Etat à consacrer une aide financière à l’association comme c’est le cas avec d’autres associations. « L’Histoire appartient à tous. Nous sommes en droit de bénéficier du financement de l’Etat, car préserver l’Histoire d’Algérie, c’est la responsabilité de tous », conclut-il.