Espagne: nouvelle vague d'immigration clandestine par mer dans le sud
L'Espagne a connu mardi une nouvelle vague d'immigration clandestine par mer, avec l'arrivée d'une centaine d'Africains au total, sur cinq embarcations en différents points du sud du pays et aux Canaries, a-t-on appris auprès des préfectures concernées.
- Sur l’île canarienne El Hierro, dans l’Atlantique à l’ouest du Maroc, une embarcation avec 56 migrants d’Afrique subsaharienne a accosté mardi matin et trois des occupants ont dû être hospitalisés pour hypothermie, selon une porte-parole de la préfecture des Canaries.
Près de Cadix (sud), une embarcation avec une trentaine de personnes à bord a été repérée par la garde civile alors qu’elle accostait, selon la sous-préfecture. Trois clandestins ont été interpellés par des gardes civils et
les autres ont réussi à prendre la fuite. Un dispositif de recherche a été mis en place.
Par ailleurs, trois embarcations avec 15 migrants d’origine algérienne ont été interceptées près du port de Carthagène (sud-est), a indiqué un porte-parole de la préfecture de Murcie.
En outre, un cadavre repêché à quelques milles de la côte, près d’Almeria (sud), pourrait provenir d’une embarcation de clandestins.
Les arrivées de clandestins africains se multiplient depuis quelques semaines sur l’archipel des Canaries et sur la côte sud de l’Espagne. Ces traversées périlleuses sur des embarcations de fortune se transforment souvent
en drame.
Au début du mois, quatre cadavres ont été découverts à bord d’une embarcation transportant 55 personnes très affaiblies sur l’île de La Gomera, aux Canaries. Deux d’entre elles décèderont peu après.
Peu avant, une trentaine de migrants africains, dont neuf enfants en bas âge voyageant avec leur mère, sont morts en Méditerranée à cause du mauvais temps alors qu’ils tentaient de gagner la Costa del Sol depuis le Maroc.
Les systèmes sophistiqués de détection et de surveillance en mer des bateaux de clandestins mis en place par l’Espagne et l’Union européenne, paraissent impuissants à éviter ces drames, même s’ils ont permis de réduire
considérablement le flux de migrants après un pic enregistré en 2006