Fagaga avertit le gouvernement de Bamako : ” L'accord d'Alger n'a pas été respecté et le retour à l'insécurité est prémédité”
Les tribus Touaregs au nord du Mali ont mis en garde le gouvernement de Bamako contre une éventuelle violation des clauses de l’accord d’Alger, qui a mis fin à la crise entre les deux parties. Les rebelles Touaregs ont appelé par le passé le gouvernement central pour cesser la violation des droits des habitants de la région du nord et leur donner leurs parts dans le développement local.
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L’avertissement lancé par les tribus Touaregs à l’adresse du gouvernement de Bamako, signifié dans une lettre, signée par le l’ex colonel de l’armée Malienne, Hassan Fagaga, en date du 24 juin dernier, à l’adresse du président Malien, le président du parlement de l’union transitoire ainsi qu’aux autres institutions financières de l’Etat, a rapporté hier le quotidien 22 septembre.
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Fagaga s’est adressé au président Malien, lui disant : « Monsieur le président, la plupart des habitants nord maliens souffrent d’intimidations bien étudiées, visant, selon notre point de vue, à ce qu’ils réagissent à ces intimidations, et ainsi, créer un environnement d’insécurité dans la région pour retourner à la phase de l’instabilité. »
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Fagaga a ajouté que le conseil régional provisoire chargé du suivi de l’application des clauses de l’accord d’Alger, en vertu de l’instruction du ministre de l’administration territoriale et des groupes régionaux, chargé du suivi de l’envergure de l’accord aux régions du nord leurs parts dans le développement local, et de s’arrêter sur l’étendue de l’application des projets en suspend. Mais, rien de cela n’a été fait, à leur tête, la décision de la création d’unités spéciales pour l’insécurité dans les régions non urbaines avoisinant la ville de Kidal, située au nord-est.
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La correspondance a fait état que le volet économique de l’accord d’Alger n’a pas enregistré d’amélioration, affirmant que parler de crédits accordés aux jeunes du nord pour la création de petites et moyennes entreprises afin de freiner le chômage dans la région est resté que des paroles.
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Fagaga a ajouté que la création d’unités spéciales de sécurité décidées dans l’accord d’Alger ont été chargées de la mission de la protection des établissements publics et des personnalités, et d’aider la police judiciaire dans leurs missions. Mais, l’alliance démocratique pour le changement 23 mai 2006, a constaté le renforcement de l’armée du système pour une présence dans la région appuyée par des milices des forces paramilitaires, chose qui est tout à fait contraire à l’accord d’Alger.