Fin du Bac: place au bilan !
Le moindre que l’on puisse dire du Bac-2015, c’est qu’il est dramatiquement émaillé par la tricherie et les nombreuses erreurs commises par les enseignants en charge d’élaborer des sujets d’examen.
Face aux multiples scandales ayant caractérisé les épreuves du Bac, la ministre de l’Education s’est empressée pour annoncer, lors d’une conférence de presse, des sanctions contre les fraudeurs et les auteurs d’erreurs sur les sujets du Bac. Une tentative de la ministre de sauver ce qu’il reste de la crédibilité de cet examen devenu au fil des années une véritable mascarade.
Fuite de faux sujets d’examen
La communauté éducative a été secouée de plein fouet par la fuite de faux sujets d’examen du Bac à travers les réseaux sociaux, particulièrement sur facebook, que les candidats ont partagés à grande échelle. En effet, le Bac a mal débuté suite à une faute gravissime commise sur le sujet de langue arabe, où l’on a attribué un poème de Nezar Qebbani à Mahmoud Derouiche. Ce qui devrait influer sur l’évaluation de la question liée au texte laquelle est notée sur 12. En réaction, le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) a demandé tant au gouvernement qu’au ministère de tutelle d’infliger des sanctions aux auteurs de l’erreur. Pour dédramatiser la situation, Nouria Benghebrit a tenu à rassurer les candidats affirmant que «l’erreur relevée dans le sujet de langue arabe n’influera pas sur l’évaluation du candidat…».
La triche via les technologies 3G
Le fait marquant lors des épreuves du Bac session juin 2015, c’est bel et bien l’émergence d’un nouveau mode de tricherie à l’aide des nouvelles technologies, à savoir la 3G. En effet, des candidats ont usé de cette technologique pour photographier et envoyer ensuite le sujet d’examen pour demander des réponses. Le comble c’est que même des parents d’élèves seraient impliqués dans la fraude, ce qui n’a pas été du goût du ministère, des enseignants et des syndicalistes.