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Financement libyen: Sarkozy en détention préventive

الشروق أونلاين
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Nicolas Sarkozy a fini par être rattrapé par les affaires. Des sondages de l’Élysée au financement de sa campagne de 2007, l’ancien chef de l’État n’en a pas fini avec la justice.

Les juges enquêtent depuis avril 2013 sur des soupçons de financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy par l’ex-colonel libyen Mouammar Kadhafi.

Un mystérieux document divulgué par le ministère des Affaires étrangères libyen- dont une copie est parvenue à notre rédaction- signé par l’ex-ministre libyen des Affaires étrangères portant le numéro 11/1417 au 10 décembre 2006, mettant en cause Nicolas Sarkozy dans l’affaire des financements libyens. Le même document notamment dévoilé que 3 ans avant la chute du régime de Kadhafi, ce dernier aurait financé la campagne électorale du président français Nicolas Sarkozy avec 50 millions d’euros.

Ledit  document –destiné à l’époque- au  Président-Directeur Général du portefeuille d’investissements en Afrique, Bachir Saleh, a révélé qu’en se référant aux instructions émises par le bureau du Comité populaire général, concernant l’approbation du soutien de la campagne présidentielle du candidat Nicolas Sarkozy d’un montant estimé à 50 millions d’euros, le côté libyen a approuvé principalement la demande française, et ce après avoir examiné le compte rendu de la réunion tenue le 6 octobre 2006, en présence de Saleh Bachir et Ziad Takkieddine.

A cet effet, l’ancien président Nicolas Sarkozy a été placé sous détention préventive.

En revanche selon des médias français, de mystérieuses notes blanches mettant en cause Sarkozy dans l’affaire du financement libyen ont été découvertes récemment dans le cabinet d’un avocat français au hasard d’une perquisition judiciaire dans un tout autre dossier. Les notes en question évoqueraient la corruption par le régime Kadhafi du clan Sarkozy, ainsi que celle d’un homme politique français réputé proche de l’ancienne dictature. Des informations sur quelques-uns des acteurs clés de ces financements occultes en Libye, comme Abdallah Senoussi (ancien chef des services secrets intérieurs) et Bachir Saleh (ex-directeur de cabinet de Kadhafi), seraient également contenues dans ces notes. L’avocat Thierry Lacoste a indiqué, d’après nos informations, que les documents avaient été rédigés par un journaliste-écrivain français qui a ses entrées dans plusieurs services secrets, mais il n’a pas livré son identité à la justice.

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