“Hamas” demande à Bouteflika et Lamamra de faire pression sur Al-Sissi
Les Islamistes algériens ont entamé une action pour arrêter ce qu’ils qualifient de violation des droits de l’homme en Egypte marquée par l’exécution des éléments affiliés aux Frères musulmans par les forces de sécurité égyptienne, et ce hors loi et sans procès.
Le Mouvement pour la société de la paix (MSP) a appelé le président Bouteflika et le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra à intervenir auprès des autorités égyptiennes pour mettre fin à ses pratiques à l’encontre du peuple égyptien qui connaît une dégradation de la situation sécuritaire.
Dans un communiqué, «Hamas» a indiqué qu’il appelle le président de la République et le chef de la diplomatie algérienne à jouer leur rôle dans l’effusion de sang en Egypte.
L’Algérie est parmi quelques pays qui ont de bons rapports avec le régime égyptien vu les conventions d’approvisionnement en gaz. Le premier Etat visité par Abdelfatah Al-Sissi après son élection, l’année dernière, était l’Algérie.
Le communiqué du mouvement intervient suite à l’exécution de 14 activistes des Frères musulmans par les autorités égyptiennes.
« Le Mouvement pour la société de la paix a appris, avec une grande tristesse et une extrême colère, l’assassinat d’un groupe des membres des Frères Musulmans en Egypte. Ce crime constitue une nouvelle escalation du régime en Egypte qui opte pour le meurtre et l’exécution de ses opposants après les terribles massacres », indique le communiqué.
Le MSP a condamné ce qu’il a qualifié de « massacre » et a appelé les sages de l’Egypte à intervenir pour préserver leur pays et de s’opposer à la politique de la terre brûlée adoptée par certaines parties.
Le communiqué de « Hamas » intervient après la visite du président du mouvement Nahda Rached Ghanouchi en Algérie et sa rencontre avec le président Bouteflika. Le dossier égyptien faisait l’objet de cette visite, selon l’ancien ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdesselam.