Immigration clandestine: L’Algérie accepte de créer des centres d’accueil
L’Algérie a officiellement accepté d’ouvrir des centres d’accueil pour les immigrants clandestins résidant de façon illicite dans un certains nombre de pays africains, conformément à la loi fixant les conditions d’entrée, de séjour et de déplacement des étrangers en Algérie, amendée le 25 juin 2008.
- Après moult réserves affichées par les pouvoirs publics au sujet de l’ouverture de centres d’accueil pour les immigrants clandestins, l’ordonnance du 22 juillet 1966 relative à la situation des étrangers en Algérie, a été remplacée. Le nouveau texte permet désormais aux services de sécurité de prendre des photos des immigrants clandestins arrêtés et de relever leurs empreintes digitales.
Les amendements apportés permettent également de regrouper tous les immigrants clandestins dans des centres d’accueil provisoire, en attendant leur rapatriement
Les autorités algériennes coordonnent avec d’autres pays les modalités de rapatriement, alors que la période de détention dans ces centres est de 30 jours renouvelables
Suivant la nouvelle loi, la plupart des immigrants clandestins éviteront ainsi la comparution devant la justice qui souvent les condamne à 2 ans, jusqu’à 5 ans de prison ferme
Les centres d’accueil pourront par ailleurs alléger les charges découlant des séjours illégaux qui reviennent de plus en plus chers au trésor public. Pour l’année 2008, à titre d’exemple, 18 milliards ont été consacrés à la lutte contre l’immigration clandestine, dont une grande partie au rapatriement
A noter que le nombre d’immigrants clandestins arrêtés en 2007 a dépassé les 12 mille, à leur tête les immigrants maliens au nombre de 7 mille