Immigration :”continuité” avec Nicolas Sarkozy dénonce France Terre d’Asile
La politique d’immigration du nouveau gouvernement français s’inscrit dans “la continuité” de celle de l’ex-président Nicolas Sarkozy pourtant combattue par le Parti socialiste (PS) lorsqu’il était dans l’opposition, a dénoncé vendredi l’association France Terre d’Asile (FTA) dans un communiqué.
“Le nouveau pouvoir semble donc avoir choisi d’ignorer l’appel des 50 organisations, syndicats et personnalités qui ont d’une seule voix demandé la semaine dernière au président de la République de sortir du modèle de gouvernance +sarkozyste+, analyse l’association.
Cette observation répond au mini remaniement du gouvernement jeudi soir de Jean-Marc Ayrault qui semble maintenir l’immigration sous le contrôle du ministère de l’Intérieur, une réforme introduite par Nicolas Sarkozy.
“Dans le domaine de l’immigration, l’annonce de la composition du gouvernement Ayrault s’inscrit dans une certaine continuité de la gouvernance mise en place par Nicolas Sarkozy : il n’y a là aucun signe encourageant pour la société civile et les défenseurs des droits de l’homme”, a estimé FTA.
“Un changement nous avait été promis mais les premières notes jouées par le nouveau gouvernement sont hélas issues d’un répertoire qui n’a suscité jusqu’alors que rejet”, affirme l’association, en soulignant que “la personnalité du ministre de l’Intérieur n’est pas en cause”.
Manuel Valls “est un authentique républicain mais ce n’est pas à son département de traiter la majeure partie des questions migratoires qui lui sont confiées”, estime FTA.
La Ligue des droits de l’Homme (LDH) avait auparavant ½ déploré » de son côté que l’immigration reste “sous la coupe du ministère de l’Intérieur”, une décision qui “s’inscrit dans la droite ligne de la politique antérieure, sous la présidence de Nicolas Sarkozy”, a-t-elle dit.
“On verra donc se perpétuer l’arbitraire qu’entraîne l’éclatement des dossiers de naturalisation par préfectures ainsi que des motivations qui relèvent parfois d’une xénophobie avérée”, selon la LDH qui dénonce cette “logique policière”.
“Ce n’est pas de cette manière que l’on apaisera les tensions artificiellement créées sur ce sujet, et que l’on construira une autre politique, plus efficace, mais aussi plus respectueuse des droits de chacun”, a mis met en garde la Ligue.