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Injures, coups de gueule des responsables algériens enflamment les réseaux sociaux !

الشروق أونلاين
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D.R

Les internautes continuent de se moquer des déclarations de certains responsables, des batailles qu’ils se livrent via les médias et du débat politique « dangereusement » tiré vers le bas.

A chaque sortie ratée des responsables lors des occasions officielles ou non officielles, les amateurs des réseaux sociaux ne s’empêchent pas de les commenter à travers les dizaines de pages qu’ils ont créées exclusivement sur le Net, « facebook » et « youtube ».

La déclaration qui aurait, à coup sûr, enflammé le plus les réseaux sociaux, c’est bel et bien celle du secrétaire général de l’Ugta, Abdelmadjid Sidi Saïd qui a proféré des propos injurieux à l’égard des syndicalistes ayant refusé le crédit à la consommation, reconduit officiellement par le gouvernement.

Cette sortie vivement contestée de Sidi Saïd a suscité la colère des internautes qui ont décidé de lancer une campagne nationale pour le juger. Parmi les initiateurs, l’on cite des politiques, chefs des partis politiques et des imams.

Les propos du secrétaire général du FLN, Amar Saadani, dans lesquels il traitait la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune de « poule non pondeuse » ont choqué plus d’un.

Amar Saâdani a également traité de « radin » son rival, Ali Benflis et qualifié sa formation politique, Talai El Houriet,  d’« un parti qui est en maternité qui doit marcher d’abord à quatre pattes pour dire un mot sur le FLN ». Idem pour Djilali Sofiane, président de Jil Jadid qu’il traite de « l’élève qui aurait dû laisser son maître parler », en faisant allusion à Noureddine Boukrouh.

En outre, l’opposition est aux yeux du patron du FLN est « stérile comme étant un arbre non fruité ».

La séquence montrant le premier ministre, Abdelmalek Sellal dans une situation plutôt embarrassante, lors de sa dernière visite en Allemagne a été largement partagée à travers les réseaux sociaux. Pour rappel, Sellal a tendu la main pour serrer celle de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui l’invitait en vérité à mettre le casque en vue d’écouter l’interprétation simultanée.

Plusieurs de ses déclarations ont, en effet, suscité à la fois la moquerie et l’indignation des Algériens, notamment lorsqu’il a fait l’amalgame entre le Coran et la poésie,  soulignant également qu’ « Allah dispose des jumelles avec lesquelles il surveille les gens d’en haut».

Aussi, les récentes déclarations du  général à la retraite, Khaled Nezzar sur des personnalités politiques qui ne sont plus de ce monde pour prendre leur propre défense ont suscité des réactions controverses, dont certains lui auraient reproché de ne pas avoir parlé avant.

En évoquant l’arrêt du processus électoral en 1991, militaires et politiques ont brisé le silence pour témoigner, dont l’ancien patron des services de renseignements, le général à la retraite, Mohamed Betchine, le colonel à la retraite, Amar Benaouda, le fils du feu Mohamed Boudiaf, Nacer, Abdelaziz Belkhadem (ancien président de l’APN), la veuve du feu Chadli Bendjedid, Karim Tabbou, Kamel Guemazi, l’avocat des cheikhs du FIS, Me Bachir Mechri. Tous ont tenu à discréditer les propos de Khaled Nezzar.

Même si les critiques de nombreux Algériens sont à caractère satirique, elles renseignent en même temps de leur insatisfaction et leur refus à ce que ces responsables portent atteinte à l’Algérie, à son Histoire ainsi qu’à ses symboles tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. 

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