Insatisfaite du prix, la Turquie rompt un contrat de gaz avec Moscou
La Turquie a rompu un de ses accords de gaz avec la Russie, son premier fournisseur, faute d'avoir obtenu satisfaction sur une demande de baisse de prix, a annoncé samedi le ministre de l’Énergie, Taner Yildiz.
Le contrat sur l’itinéraire occidental a été résilié car la demande d’une baisse des tarifs n’a pu être obtenue, a-t-il dit, cité par l’agence de presse Anatolie. La Russie est le premier fournisseur de gaz naturel de la Turquie à hauteur de 60%, suivie par lIran. En 1986, Ankara et Moscou ont signé un premier accord de livraison de gaz naturel à la Turquie. Aux termes de ce document, la Russie devait fournir 6 milliards de m3 de gaz par an acheminés par l’itinéraire occidental traversant l’Ukraine, la Roumanie et la Bulgarie. Cet accord expirait en décembre prochain. La Russie fournit aussi à la Turquie du gaz naturel par le gazoduc Blue Stream passant par le fond de la mer Noire, entré en service en 2002. Le ministre turc a souligné que la décision d’Ankara de ne pas proroger son contrat avec la Russie ne signifierait pas l’arrêt des livraisons de gaz russe et une détérioration des rapports avec ce pays, car, a-t-il affirmé: nous avons une coopération stratégique avec la Russie qui ne peut pas être affectée par quelques contrats. M. Yildiz avait annoncé jeudi avoir demandé à la Russie une baisse de prix du gaz qu’elle importe de ce pays. Pour les autorités énergétiques turques, la Turquie n’aura pas de problèmes sérieux en matière d’approvisionnement en gaz naturel car l’itinéraire occidental est utilisé principalement pour alimenter le nord-ouest du pays, en premier lieu la ville d’Istanbul avec ses 12 millions d’habitants.