Israël examinera toute demande égyptienne de renforts au Sinaï
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est déclaré dimanche disposé à “examiner” toute requête de l'Egypte de déployer des effectifs militaires supplémentaires dans le Sinaï, sans préjuger de la réponse, a rapporté la radio publique israélienne.
“Le cabinet de sécurité examinera toute proposition” en ce sens, a déclaré le Premier ministre devant les ministres appartenant à son parti, le Likoud (droite), selon la radio.
“Si l’on doit modifier le traité de paix avec l’Egypte –et que je pense pas qu’il soit nécessaire de se précipiter–, il faut que cela soit approuvé par le cabinet”, a par ailleurs expliqué le Premier ministre, cité par le quotidien Haaretz.
Le traité de paix israélo-égyptien de 1979 –le premier signé par Israël avec un pays arabe– prévoit une démilitarisation du Sinaï. Israël n’a accepté qu’une seule dérogation, en 2005, en permettant à une force de police égyptienne de prendre position à Rafah, le terminal frontalier entre l’Egypte et la bande de Gaza.
Le ministre de la Défense, Ehud Barak, interrogé par la radio, s’est borné à rappeler qu’Israël avait déjà autorisé dans le passé le déploiement de renforts égyptiens. “Nous avons autorisé à plusieurs reprises l’envoi de bataillons supplémentaires” égyptiens, a-t-il relevé.
M. Barak a réaffirmé que le traité de paix avec l’Egypte “servait les deux parties” et rappelé son importance stratégique pour Israël.
S’exprimant sous couvert de l’anonymat, un haut responsable israélien de la sécurité a affirmé à l’AFP qu’il n’y avait “pas eu de demande égyptienne d’autoriser l’envoi de renforts supplémentaires” et que la question n’était donc “pas à l’ordre du jour”.
Le 15 août, la radio israélienne avait annoncé qu’Israël avait donné son feu vert au déploiement d’un millier de garde-frontières égyptiens dans la péninsule du Sinaï pour “ramener l’ordre” dans cette région.