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La coalition laïque insatisfaite du plan de transition politique égyptien

الشروق أونلاين
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Après avoir refusé le plan de transition du président égyptien par intérim, le camp des libéraux demande que le texte soit amendé. Les Frères musulmans, eux, ont affirmé sur FRANCE 24 qu’ils ne participeraient pas au gouvernement.

Après avoir été rejeté le plan de transition égyptien, prévoyant des pouvoirs étendus pour le nouveau président par intérim et un calendrier pour la tenue de législatives d’ici à 2014, le Front de salut national (FSN), principale coalition libérale égyptienne, a fait savoir, via un communiqué, qu’il demandait des modifications.

De leur côté, les Frères musulmans sont toujours opposés à la “déclaration constitutionnelle” du président par intérim, Adly Mansour. “Un décret constitutionnel par un homme nommé par des putschistes […] ramène le pays à la case départ”, adéclaré Essam al-Erian, sur son compte Facebook.

Le mouvement Tamarrod, à l’origine des manifestations de masse, a lui aussi regretté de ne pas avoir été consulté pour l’élaboration du plan de transition et proposé des amendements.

Le nouveau Premier ministre, Hazem el-Beblaoui, a, pour sa part, reconnu qu’il serait difficile de faire l’unanimité.”Évidemment, nous respectons l’opinion publique et nous essayons de nous conformer aux attentes, mais il y a toujours un moment où il faut choisir. Il n’y pas qu’une possibilité. On ne peut pas satisfaire tout le monde”, a-t-il déclaré à l’agence Reuters.

Les Frères musulmans refusent de participer au gouvernement

Mardi 9 juillet, un porte-parole de la présidence, Ahmed al-Muslimani, avait annoncé que “quelques postes au gouvernement seront offerts au Parti de la liberté et de la justice” (PLJ), le bras politique des Frères musulmans.

Mais la confrérie a fait savoir qu’elle refusera de participer au gouvernement, comme l’a confirmé l’un de ses porte-parole, Mohamed Soudane, sur l’antenne arabede FRANCE 24. “Nous nous opposons depuis le début à ce qui se passe en Égypte”, a-t-il avancé.

“Comment voulez-vous que nous acceptions de participer au gouvernement de transition ? […] Ce serait participer à un crime”, a-t-il poursuivi. “Les Égyptiens versent leur sang tous les jours, nous devons être loyaux envers eux […] La situation en Égypte est aujourd’hui pire que celle qui prévalait avant la révolution du 25 janvier 2011”, a-t-il conclu.

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