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La police réprime une manifestation anti-4e mandat à Alger, des heurts et 50 arrestations…

الشروق أونلاين
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Photo: Bachir Zemri

Une cinquantaine de personnes, dont des journalistes, ont été interpellées jeudi de manière musclée par les forces de l’ordre lors d’une nouvelle manifestation contre un 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika dans le centre d’Alger.

Depuis que les autorités ont annoncé le 22 février la candidature de M. Bouteflika, 77 ans et 15 ans de pouvoir, à la présidentielle du 17 avril, les manifestations contre le 4e mandat  se sont multipliées dans le pays.

“Vive l’Algérie”, “Algérie libre et démocratique”, scandaient les manifestants, surtout des jeunes, devant la faculté d’Alger, en plein centre-ville près de la place Audin.

“Il faut que celui qui occupe El Mouradia (le palais de la présidence) entende notre voix. Nous ne cèderons jamais”, a crié l’un d’eux.

“15 ans, Barakat” (ça suffit)”, criait aussi une femme d’une cinquantaine d’années.

Le journaliste d’Echorouk présent sur les lieux a constaté qu’une cinquantaine de personnes ont été interpellées avec force, dont Amina Bouraoui, médecin gynécologue et une des fondatrice  de «Barakat», un mouvement opposé à un quatrième mandat de M. Bouteflika, ainsi que plusieurs journalistes.

Même dans les fourgons, les manifestants arrêtés continuaient à crier leur refus du système politique en tambourinant contre les parois des véhicules.

Etait également présent parmi les manifestants Djilali Sofiane, président du parti «Jil Jadid» qui a renoncé la semaine dernière à se présenter à la présidentielle après l’annonce de la candidature de M. Bouteflika.

 «Il faut que l’équation politique éhontée change maintenant», a affirmé aux journalistes, Djilali Sofiane.

La tactique des manifestants était de s’éparpiller tout au long de la principale artère de la capitale Didouche-Mourad pour ne pas se laisser encercler par les forces de l’ordre. Le tronçon vu de loin était noir de monde dont des centaines de policiers en uniforme et d’autres moins visibles en civil.

Un officier de police a cependant jugé que la manifestation avait “échoué” puisque les protestataires n’ont pas réussi à couper la route sur cette grande artère de la capitale.

Malgré la levée de l’état d’urgence en 2011, les manifestations restent interdites à Alger.

La semaine dernière une manifestation similaire et au même endroit à Alger avait été violemment maîtrisée par les forces de police.

Le président Bouteflika, très amoindri par un AVC subi en avril 2013 et qui avait nécessité une hospitalisation de 80 jours en France, a présenté lundi sa candidature devant le Conseil constitutionnel.

Sa longue hospitalisation avait suscité de vives interrogations sur sa capacité à continuer à diriger le pays.

Onze autres personnalités, dont un ancien chef du gouvernement et principal challenger Ali Benflis, ont présenté un dossier de candidature au Conseil constitutionnel qui annoncera d’ici la fin de la semaine prochaine la liste finale des candidats retenus.

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