la réduction de l'excédent des stocks mondiaux de brut s'impose, Khelil
Le ministre algérien de l'Energie et président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Chakib Khelil, a estimé nécessaire mardi à Alger de réduire de quatre jours le niveau des stocks mondiaux de brut afin de stabiliser les prix sur le marché.
Selon M. Khelil, le niveau des stocks mondiaux estimés à 56 jours de consommation devraient baisser à 52 jours, leur moyenne durant les cinq dernières années.
Mais il a précisé que cette réduction des stocks ne pouvait se faire que progressivement.
“En trois mois c’est impossible, en six mois peut être oui”, a-t-il dit précisant que c’est la conférence de l’Opep prévue le 17 décembre à Oran (Algérie) qui “allait décider du niveau de production, si une autre baisse est
décidée”.
La réunion d’Oran doit prendre en compte la baisse de la demande mondiale de brut et les prévisions de croissance des grands pays consommateurs, notamment les Etats-Unis et la Chine, a-t-il dit.
La demande mondiale de pétrole devrait baisser de 200.000 barils par jour au premier trimestre 2009 par rapport au dernier trimestre 2008, cette baisse devant se maintenir pour atteindre 1,5 million de barils le deuxième trimestre, selon M. Khelil. La demande ne devrait reprendre qu’au 3e et 4e trimestre 2009.
M. Khelil a refusé d’avancer une estimation de réduction mais a précisé que la stabilité des prix exigeait le retrait de l’excèdent des stocks mondiaux de pétrole.
Il a souligné que tous les membres de l’Opep étaient d’accord, au cours de la réunion du Caire le 29 novembre, pour reporter la décision au 17 décembre à Oran, afin de permettre au cartel de disposer de tous les éléments pour réagir de façon appropriée aux attentes du marché.
Le président a indiqué que “les pays membres du cartel (avaient) appliqué à 85% les engagements de la dernière baisse de 1,5 million de barils par jour” décidée le 24 octobre à Vienne, espérant qu’elle serait “totalement appliquée d’ici au 17 décembre”.
Une application partielle de cette réduction donnerait un mauvais signe au marché qui ne réagit qu’aux baisses réelles, a-t-il dit.