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La Russie accuse les rebelles syriens d'avoir utilisé du gaz sarin

الشروق أونلاين
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Moscou affirme détenir des preuves selon lesquelles les insurgés syriens ont utilisé des armes chimiques lors d’une attaque menée près d’Alep en mars. Des accusations immédiatement rejetées par Washington.

Après avoir effectué des analyses scientifiques, la Russie accuse les rebelles syriens d’avoir utilisé des armes chimiques lors de l’attaque sur le site de Khan al-Assal, près d’Alep dans le nord de la Syrie, le 19 mars dernier.

Selon Vitali Tchourkine, ambassadeur russe auprès des Nations unies, les combattants qui luttent contre le régime de Bachar al-Assad ont fait usage de projectile “non guidé”, de type “Bachar 3” contenant du gaz sarin.

“Les résultats des analyses montrent clairement que l’équipement utilisé à Khan al-Assal n’a pas été fabriqué de manière industrielle et qu’il a été rempli de sarin”, a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, qui a précisé que des experts de son pays s’étaient rendus sur place pour collecter leurs propres échantillons de matériaux.

“Il y a toutes les raisons de croire que ce sont des combattants de l’opposition armée qui ont utilisé des armes chimiques à Khan al-Assal”, a-t-il également ajouté en rappelant que cette attaque avait tué 26 personnes, dont 16 soldats syriens.

Les preuves ont été transmises au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, dans un document de 80 pages environ.

Aucune preuve pour les États-Unis

Washington a immédiatement rejeté cette hypothèse. “Nous n’avons encore vu aucune preuve qui appuie cette affirmation selon laquelle quiconque, outre le gouvernement syrien, a la capacité d’utiliser des armes chimiques ou utilise des armes chimiques”, a ainsi expliqué le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

De son côté, le gouvernement syrien a demandé une enquête des Nations unies sur cette attaque de Khan al-Assal et a invité, lundi, deux hauts responsables de l’ONU à venir à Damas pour des discussions sur l’utilisation présumée d’’armes chimiques.

D’après le porte-parole des Nations unies, Martin Nesirky, cette invitation est “un pas dans la bonne direction”, mais l’ONU insiste pour “obtenir un large accès aux zones qui font l’objet d’accusations”.

Le régime syrien refuse en effet que les enquêteurs onusiens travaillent sur d’autres incidents attribués par Londres, Paris et Washington à l’armée syrienne. Ces divergences ont pour l’instant empêché que la mission d’enquête mise en place par l’ONU et dirigée par le Suédois Ake Sellstrom puisse se rendre sur place.

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