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La Russie rejette les critiques de Clinton sur son soutien à Assad

الشروق أونلاين
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La Russie a critiqué vendredi les déclarations de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton qui accusé la Russie de bloquer les progrès en Syrie et de soutenir le régime de Damas, au cours de la conférence des Amis de la Syrie à Paris.

Nous rejetons catégoriquement la formulation selon laquelle la Russie soutient le régime de Bachar al-Assad dans la situation qui s’est installée en Syrie, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, cité par les agences russes.

La question n’est pas le soutien de tel ou tel dirigeant politique, mais de faire en sorte que le processus de régularisation de la situation de crise se place sur un terrain politique normal, a-t-il ajouté.

La Russie ne se soucie pas de soutenir tel ou tel dirigeant politique en Syrie mais oeuvre à la mise en place de l’indispensable dialogue entre les représentants du pouvoir et de l’opposition, a souligné M. Riabkov.

Il réagissait aux déclarations Mme Clinton, qui, au cours de la conférence des Amis de la Syrie à Paris, boycottée par la Russie et la Chine, a accusé ces deux pays de bloquer les progrès en Syrie.

Un peu plus tard dans la journée, un autre vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, a jugé cette déclaration inappropriée.

Ce qui nous inquiète plus que tout, c’est que ce genre de déclaration va à l’encontre de l’accord conclu à la conférence de Genève, à laquelle participait notamment la secrétaire d’Etat américaine, a ajouté M. Gatilov.

Réunis à Genève le 30 juin, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) ainsi que la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe se sont accordés sur les principes d’une transition en Syrie, où la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad s’est transformée en conflit armé.

La Russie, alliée du régime du président Bachar al-Assad auquel elle continue de livrer des armes, rejette toute solution imposée à la crise syrienne, et estime que seul un dialogue intersyrien peut y mettre fin.

M. Gatilov a par ailleurs critiqué la proposition du chef du Conseil national syrien (CNS, opposition), Abdel Basset Sayda, qui a appelé à Paris la conférence des amis du peuple syrien à se prononcer pour l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne et de couloirs humanitaires en Syrie.

Nous avons indiqué à plusieurs reprises que les mesures unilatérales étaient contre-productives, a estimé M. Gatilov.

Le chef du CNS, principale formation de l’opposition syrienne à l’étranger, est attendu à Moscou la semaine prochaine, de même que l’un des principaux leaders de l’opposition à l’intérieur de la Syrie, Michel Kilo, pour des consultations.

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